Les écologistes s’invitent aux sénatoriales des Français de l’étranger et veulent troubler le jeu
Pour les élections des sénateurs représentant les Français de l’étranger qui auront lieu le 26 septembre, Europe Écologie Les Verts a choisi Mélanie Vogel pour mener une liste d’union de la gauche, sans le Parti Socialiste. A la tête d’une équipe allant de la France Insoumise à Place Publique, elle souhaite « montrer que tous les profils ont leur place dans les institutions de la République », et peut espérer faire son entrée au Palais du Luxembourg.

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Pour les élections des sénateurs représentant les Français de l’étranger qui auront lieu le 26 septembre, Europe Écologie Les Verts a choisi Mélanie Vogel pour mener une liste d’union de la gauche, sans le Parti Socialiste. A la tête d’une équipe allant de la France Insoumise à Place Publique, elle souhaite « montrer que tous les profils ont leur place dans les institutions de la République », et peut espérer faire son entrée au Palais du Luxembourg.
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Par Jérôme Rabier

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4 min

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Elle mène campagne au téléphone ou par Zoom, en jonglant avec les fuseaux horaires pour joindre les grands électeurs qui voteront le 26 septembre prochain pour désigner six sénateurs représentant les Français de l’étranger. Elle, c’est Mélanie Vogel, actuelle conseillère politique du groupe des Verts au Parlement européen, chargée notamment des questions constitutionnelles. Loin de l’imbroglio qui règne au PS sur la désignation du candidat officiel, où Yan Chantrel a été préféré à Ségolène Royal pour mener la liste aux élections sénatoriales des Français de l’étranger, elle a été désignée début août pour mener une liste d’alliance qui affiche les étiquettes d’EELV, de la France Insoumise, de Génération. s et de Place Publique. Mais pas celle du PS, qui a attendu le dernier jour pour annoncer son choix de la tête de liste officielle.

 

Une treizième écologiste au Sénat ?

 

Depuis cette désignation, Mélanie Vogel a découvert « les avantages d’être partiellement insomniaque, pour échanger au milieu de la nuit avec des grands électeurs aux quatre coins du globe ». Avec un credo inévitable : l’écologie. « Les Français de l’étranger vivent la crise climatique, ce sont des témoins partout dans le monde », plaide celle qui pourrait devenir la treizième membre du groupe écologiste du Sénat. Le président du groupe écologiste au Sénat Guillaume Gontard, « compte sur son arrivée et n’a quasiment aucun doute, même si cela reste une élection ». « On fait le maximum et la campagne se passe bien » poursuit-elle, revendiquant déjà une soixantaine de soutiens d’élus consulaires. Sur les 534 personnes appelées à voter à ce scrutin du 26 septembre, décalé d’un an pour cause de pandémie.

 

Services publics consulaires

Son projet s’appuie aussi sur un autre pilier : la défense des services publics consulaires pour les Français de l’étranger. « Il y a un besoin très fort, en matière de santé, de violences conjugales, d’aide aux entreprises », plaide celle qui s’insurge que « la loi prévoit des aides covid aux entreprises françaises implantées à l’étranger, mais qu’elles ne soient pas versées, faute de personnel suffisant dans les consulats ».

En cette rentrée, elle reçoit également de plus en plus de messages relayant une explosion des impayés scolaires. « Beaucoup de gens ont été frappés par la crise économique liée au covid, sans les aides qui existent en France. Et comme les bourses sont données uniquement pour les familles les plus précaires, il y a de plus en plus de monde en difficulté qui ne peut plus payer », ajoute-t-elle.

Sur l’échec d’une liste commune avec les socialistes, elle renvoie la balle à ceux qui « n’étaient même pas unis entre eux, faisant prendre le risque de perdre à cause de divisions internes ». Yan Chantrel, candidat adoubé par le PS déplore lui aussi cette absence d’union, « qui peut favoriser la droite ». Non sans un tacle à sa concurrente écologiste : « Nous nous avons des gens qui ont été déjà adoubés par le suffrage universel, qui ont déjà exercé la fonction de conseiller consulaire », ciblant Mélanie Vogel pour son manque d’expérience. Mais pour elle au contraire c’est un atout : « Je suis jeune, lesbienne, jamais élue consulaire, et ça surprend un peu. Mais c’est une dimension importante pour moi » conclut-elle, « pour montrer que les institutions de la République sont pour tout le monde et que tous les profils y ont leur place ».

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