Les frappes prouvent que la position française « était la bonne » dit Cazeneuve
Les frappes américaines contre le régime de Bachar al-Assad en Syrie prouvent "que notre ligne était la bonne" en 2013, lorsque...

Les frappes prouvent que la position française « était la bonne » dit Cazeneuve

Les frappes américaines contre le régime de Bachar al-Assad en Syrie prouvent "que notre ligne était la bonne" en 2013, lorsque...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les frappes américaines contre le régime de Bachar al-Assad en Syrie prouvent "que notre ligne était la bonne" en 2013, lorsque Paris avait réclamé "une réaction très ferme à l'égard de l'utilisation d'armes chimiques", a déclaré vendredi le Premier ministre français Bernard Cazeneuve.

"Nous constatons aujourd'hui que notre ligne était la bonne et que l'on se réveille, tant mieux", a dit M. Cazeneuve lors d'une rencontre à Tunis avec des représentants de la société civile tunisienne.

"Nous avons, dès 2013, demandé à ce qu il y ait des sanctions très dures et une réaction très ferme à l'égard de l'utilisation d'armes chimiques par le gouvernement de Bachar al-Assad", a-t-il rappelé.

"Notre objectif est vraiment de faire en sorte que sur tous les sujets, multilatéralisme, respect de la légalité internationale, processus politique l'emportent, pour faire en sorte que la paix se substitue à la guerre", a ajouté le Premier ministre français.

En août 2013, Paris avait été le principal soutien de Washington dans l'optique d'une intervention en Syrie à la suite d'un massacre en banlieue de Damas (la Ghouta), où quelque 1.400 personnes avaient été tuées -selon le renseignement américain- par un bombardement au gaz sarin.

Le président américain Barack Obama, qui avait fait de l'usage d'armes chimiques une "ligne rouge", avait toutefois finalement écarté à la surprise générale une action militaire à court terme en décidant de soumettre une telle décision à un vote du Congrès.

Jeudi, son successeur Donald Trump a pris son contre-pied en décidant de frapper le régime syrien après une nouvelle attaque chimique, mardi à Khan Cheikhoun, dont Washington impute la responsabilité à Damas et qui a fait au moins 86 morts.

"Ces attaques chimiques sont une indignité qui méritent la plus grande fermeté de la part de la communauté internationale", a répété le Premier ministre français lors d'une conférence de presse avec son homologue tunisien Youssef Chahed.

Il faut "continuer à mettre la pression sur un certain nombre de partenaires de la Syrie, comme la Russie et l'Iran, pour que les principes du droit international puissent prévaloir", a-t-il souligné.

De son côté, le chef du gouvernement tunisien a exprimé la condamnation de son pays "des attaques par les armes chimiques". "Nous avons appelé à ouvrir une enquête pour déterminer les coupables et appliquer la légalité internationale", a noté M. Chahed.

Mardi, soit avant l'annonce d'une nouvelle attaque à l'arme chimique en Syrie, le président Béji Caïd Essebsi avait déclaré que la Tunisie n'était pas opposée à une reprise à leur niveau "normal" des relations diplomatiques avec la Syrie rompues il y a cinq ans.

Tunis est notamment inquiet d'un éventuel retour massif de ses milliers de ressortissants ayant rejoint les rangs d'organisations jihadistes au cours des dernières années.

Selon des élus tunisiens qui se sont rendus récemment à Damas, le régime de Bachar al-Assad s'est dit prêt "à fournir des informations sur les filières de recrutement de jeunes Tunisiens vers la Syrie".

Partager cet article

Dans la même thématique

Les frappes prouvent que la position française « était la bonne » dit Cazeneuve
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le