Les jeunes Républicains réclament une élection à Laurent Wauquiez
Dans une lettre ouverte que Public Sénat s’est procurée, près de 115 membres des jeunes Républicains demandent une élection pour désigner leur futur président. Un temps pressenti, le chef des Jeunes avec Wauquiez, Aurane Reihanian, voit sa nomination compromise après ses propos polémiques sur les enfants nés de PMA et sur les fils d’immigrés.

Les jeunes Républicains réclament une élection à Laurent Wauquiez

Dans une lettre ouverte que Public Sénat s’est procurée, près de 115 membres des jeunes Républicains demandent une élection pour désigner leur futur président. Un temps pressenti, le chef des Jeunes avec Wauquiez, Aurane Reihanian, voit sa nomination compromise après ses propos polémiques sur les enfants nés de PMA et sur les fils d’immigrés.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L’époque des nominations semble être révolue. Dans une lettre ouverte que Public Sénat s’est procurée, près de115 signataires membres des jeunes Républicains réclament la tenue d’une élection pour désigner leur futur président. Après l’élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains, le chef des Jeunes avec Wauquiez était pourtant pressenti pour ce poste.

Problème, Aurane Reihanian a commis quelques impairs. Après avoir tenu des propos stigmatisants sur « les fils d’immigrés » qui brûlent des voitures, le jeune édile a déclaré à une journaliste de Libération que les enfants nés de PMA (procréation médicalement assistée) « ne devraient même pas exister. » Précisons que dans les deux cas Aurane Reihanian nie avoir prononcé « ces phrases de la sorte. » 

Dans une lettre ouverte à l’attention de Laurent Wauquiez une centaine de cadres du mouvement des Jeunes Républicains demandent « l’organisation d’une élection pour le prochain Bureau National des Jeunes Républicains, comme cela est d’ailleurs inscrit dans nos statuts. » Contacté par Public Sénat, Kévin Reva, le délégué général des jeunes Républicains souligne que cette lettre ne vise pas le sulfureux chef des Jeunes avec Wauquiez. Il précise néanmoins que les Jeunes Républicains se désolidarisent de ses propos. « Désormais, l’élection se justifie d’elle-même » note-t-il.

La campagne présidentielle d’un candidat cerné par les enquêtes judiciaires a abîmé la ferveur des militants LR. Dans leur lettre ouverte, les jeunes Républicains rappellent que seuls 7 % des jeunes Français ont choisi François Fillon lors du premier tour de la présidentielle. Un chiffre sur lequel il s’appuie pour demander plus de « concertation » et davantage d'indépendance. Si la tenue d’élections est bien inscrite dans leurs statuts, les modalités de parrainages sont très restrictives.

Marine Brenier – désormais députée du groupe Agir – avait par exemple été élue présidente des jeunes Républicains avec le soutien de Nicolas Sarkozy, en 2015. Sans revendiquer une indépendance politique - comme c’est le cas pour le mouvement des jeunes socialistes (MJS) – les signataires de cette lettre demandent une « préparation sérieuse » de leur future campagne, une préparation qui se ferait en lien avec tous les « Responsables départementaux des jeunes Républicains. ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Les jeunes Républicains réclament une élection à Laurent Wauquiez
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Les jeunes Républicains réclament une élection à Laurent Wauquiez
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le