Les maires “impuissants” face à la pauvreté, selon un sondage

Les maires “impuissants” face à la pauvreté, selon un sondage

Les maires s'estiment majoritairement "impuissants" en matière de lutte contre la pauvreté, selon un sondage Ifop diffusé jeudi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les maires s'estiment majoritairement "impuissants" en matière de lutte contre la pauvreté, selon un sondage Ifop diffusé jeudi pour le Secours catholique, à l'occasion des élections municipales.

Tarifs adaptés aux moyens de chacun, développement des logements "très" sociaux... "La commune est le bon échelon pour changer la donne", estime Véronique Fayet, présidente nationale du Secours catholique, lors d'une conférence de presse.

Mais le maire "a peu de marge de manœuvre" car les "compétences sont souvent partagées avec le département ou avec la préfecture".

D'après les maires interrogés, principalement de communes rurales, la pauvreté a largement progressé chez les seniors. Pour les communes de plus de 2.000 habitants, ce sont les femmes seules avec enfants qui sont les plus repérées par les maires.

Pour autant, ils se sentent la plupart du temps "pas en mesure" d'aider les plus pauvres: ils sont 74% à déclarer qu'ils ne peuvent pas venir en aide aux chômeurs longue durée, 69% aux migrants, 60% aux mal logés et 56% aux femmes seules avec enfants. Ils sont néanmoins 59% à se dire en capacité d'aider les personnes âgées.

Mais l'étude montre que seule une minorité de communes pratique une tarification sociale pour l'accès à la culture (30%), aux sports et aux loisirs (32%), aux transports (10%) ou aux services d'obsèques (10%). La moitié des communes ne pratique pas de tarifs sociaux pour les cantines scolaires (42%).

Cette enquête, menée régulièrement depuis 1995 par l'Ifop et le Secours catholique, a été réalisée du 9 au 30 janvier, par téléphone, auprès d'un échantillon de 402 maires, représentatif de l'ensemble des communes françaises, soit principalement des maires ruraux.

A l'occasion des municipales, le Secours catholique a lancé une campagne baptisée "Pour que comptent les voix des plus démunis" car "il est temps que le monde politique arrête de construire des solutions sans les personnes concernées", assure Véronique Fayet.

Dans la même thématique

Le President de la republique visite le salon international de l’agriculture
5min

Politique

Salon de l’agriculture : le grand débat, « un échec historique pour la communication de l’Élysée »

Face au tollé provoqué par l’invitation des Soulèvements de la Terre à un grand débat avec les acteurs du monde agricole, l’exécutif rétropédale et plaide une « erreur ». La FNSEA, rejointe par d’autres organisations conviées, refuse une telle rencontre. À la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, le « coup politique » tenté par Emmanuel Macron semble avoir du plomb de l’aile.

Le

Paris: Macron visiting the 59th edition of the International Agriculture Fair
9min

Politique

Le Salon de l’agriculture, du « Casse-toi, pauv' con » à l’œuf jeté sur Macron, une terre fertile en prises de bec

Temps fort de la vie politique, le Salon international de l’agriculture est aussi un terrain favorable aux accrochages, avec des élus et responsables politiques à portée d’engueulade. Le tout sous l’objectif des caméras. Dans un contexte de remobilisation du monde agricole, la 60e édition du « SIA » s’annonce sous haute tension. Retour sur les incidents et autres bousculades qui ont marqué ses allés ces dernières années.

Le

Les maires “impuissants” face à la pauvreté, selon un sondage
4min

Politique

Salon de l’agriculture : « Il y a un niveau de tension supérieur à celui qu’il y avait au moment des blocages », prévient Arnaud Rousseau

Invité de l’émission Extra Local, le patron de la FNSEA confirme qu’il ne participera pas au grand débat souhaité par l’Élysée en ouverture du Salon de l’agriculture. Point de blocage : l’invitation des Soulèvements de la Terre à la table des discussions. Pour Arnaud Rousseau, « ce n’est pas la manière de sortir de cette crise de manière constructive ».

Le

Paris: Macron visiting the 59th edition of the International Agriculture Fair
6min

Politique

« C’est du n’importe quoi ! » : les sénateurs interloqués par l’incident FNSEA-Élysée

Après l’avoir envisagée, l’Élysée a fait marche arrière sur la venue de l’organisation des Soulèvements de la Terre au grand débat que le président animera au Salon de l’agriculture. Avant de finalement plaider une « erreur » lors d’une communication faite avec les journalistes. Au Sénat, c’est la consternation, la droite ciblant l’Élysée, et d’autres parlementaires, plus à gauche la FNSEA.

Le