Les sarkozystes, « lucides et responsables », derrière Fillon
Les sarkozystes, se disant "lucides et responsables", ont affiché mardi leur soutien au candidat de la droite François Fillon et...

Les sarkozystes, « lucides et responsables », derrière Fillon

Les sarkozystes, se disant "lucides et responsables", ont affiché mardi leur soutien au candidat de la droite François Fillon et...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les sarkozystes, se disant "lucides et responsables", ont affiché mardi leur soutien au candidat de la droite François Fillon et décidé de "faire campagne à fond" désormais, lors d'une réunion mardi matin.

"Nous avons dit clairement autour de la table que nous étions engagés derrière François Fillon dès lors que celui-ci a affiché sa détermination", a déclaré à la presse Brice Hortefeux, après ce rendez-vous de plus d'une heure dans un restaurant près de l'Assemblée nationale. Plusieurs dizaines d'élus y ont participé, dont François Baroin, Laurent Wauquiez, Nadine Morano, Rachida Dati.

"Nous sommes tout à la fois lucides et responsables: nous ne masquons pas la réalité, les difficultés, (mais) nous devons surmonter ce que nous pouvons ressentir pour nous engager autour du candidat de notre famille", a ajouté ce proche de Nicolas Sarkozy.

Lundi matin, les élus sarkozystes, réunis autour de l'ex-chef de l'Etat, avaient demandé à François Fillon de "prendre ses responsabilités" et choisir lui-même "un successeur" à sa candidature à l'élection présidentielle. Depuis, l'ancien Premier ministre a remporté son bras de fer et obtenu le soutien unanime du comité politique de LR, après le retrait définitif d'Alain Juppé de la course.

Selon le chef de file des députés LR, Christian Jacob, les maîtres mots sont maintenant "unité et rassemblement". "Il n'y a pas 50 manières de faire campagne" et "on a décidé de faire campagne à fond parce que le seul moyen de gagner cette présidentielle, c'est d'être mobilisés", a-t-il déclaré au sortir du rendez-vous matinal.

Christian Estrosi, qui avait avec Valérie Pécresse et Xavier Bertrand demandé au candidat de la droite une rencontre pour le convaincre d'une "sortie respectueuse", a également changé de ligne. Il faut "contribuer à l'unité de toutes nos forces, avec les centristes, pour éviter une victoire de Marine Le Pen", a-t-il lancé.

Georges Fenech, député LR du Rhône, qui voulait une candidature d'Alain Juppé puis a appelé lundi à parrainer François Baroin, a aussi jugé que "le débat est clos" même s'il a "des regrets".

Lors de la réunion, Nadine Morano a cependant estimé qu'"on ne peut pas exclure que ça se plante, il faut garder les parrainages", selon des propos rapportés.

Plusieurs sarkozystes ont assuré faire "confiance" à François Fillon "pour faire naturellement les gestes" afin de rassembler. Un ticket avec François Baroin par exemple? Interpellé par un "Monsieur le Premier ministre", ce dernier a botté en touche devant les caméras: "Faut pas perdre son sens de l humour!". Il a aussi dit son "soutien plein et entier" à François Fillon.

"Il faut réorganiser l'équipe de campagne et renforcer le lien avec le parti. Il faut aussi tendre la main à ceux qui ont douté", selon Daniel Fasquelle, trésorier du parti.

Partager cet article

Dans la même thématique

Les sarkozystes, « lucides et responsables », derrière Fillon
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Les sarkozystes, « lucides et responsables », derrière Fillon
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Les sarkozystes, « lucides et responsables », derrière Fillon
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le