LFI: les élus ne sont « ni au-dessus » ni « au-dessous » des lois, selon Bruno Retailleau (LR)
Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, a estimé mercredi à propos des perquisitions au siège de...

LFI: les élus ne sont « ni au-dessus » ni « au-dessous » des lois, selon Bruno Retailleau (LR)

Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, a estimé mercredi à propos des perquisitions au siège de...
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Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, a estimé mercredi à propos des perquisitions au siège de La France insoumise et au domicile de Jean-Luc Mélenchon que les élus ne sont "ni au-dessus" des lois ni "au-dessous".

"J'avais été choqué par la psychiatrisation pour Marine Le Pen, j'avais été choqué aussi qu'on confisque 2 millions d'euros. Je pense qu'on doit faire confiance à la justice mais il faut aussi que la justice respecte la séparation des pouvoirs", a déclaré M. Retailleau sur Cnews.

"La démocratie, ce n'est pas le gouvernement des juges, la démocratie c'est aussi que les élus se plient à toutes les lois de la République, on est ni au-dessus mais on n'est pas non plus au-dessous des lois de la République", a-t-il estimé.

Pense-t-il que ces perquisitions sont une opération "politique", comme l'a dénoncé le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon ? "J'espère que non", a répondu M. Retailleau.

"Je suis assez troublé par le climat et la répétition de procédures qui existent contre les diverses oppositions", a réagi de son côté le député de l'Yonne (LR) Guillaume Larrivé sur franceinfo. "Est-qu'il n'y aurait pas deux poids et deux mesures dans la manière de gérer le calendrier, de gérer un certain nombre de procédures? J'ai des doutes", a-t-il ajouté.

"Jean-Luc Mélenchon, à sa façon, c'est son caractère, a réagi, mais moi je suis inquiet sur l'instrumentalisation de la justice en France à des fins politiques", a dénoncé sur RFI le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan.

"Il y a eu l'affaire François Fillon, il y a eu l'affaire Le Pen, il y a maintenant l'affaire Mélenchon. Je ne conteste pas l'existence de procédures judiciaires contre des hommes politiques mais je conteste cette justice à grand spectacle et cette atteinte à la séparation des pouvoirs", a critiqué le député de l'Essonne.

"Tous les sièges politiques ont été perquisitionnés, y compris le mien, on trouve ça extrêmement violent. On a un sentiment d'une injustice si on pense n'avoir jamais rien fait de répréhensible", a reconnu le président du MoDem François Bayrou sur franceinfo. "Après, est-ce que ça justifie cette forme de cris, de violences, de mêlée, de bousculades, je ne crois pas. Un homme politique est un justiciable comme les autres", a ajouté le maire de Pau.

Des perquisitions ont été menées mardi matin au siège de la France insoumise et chez son leader Jean-Luc Mélenchon dans le cadre d'enquêtes sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de l'ex-candidat, qui a dénoncé une "énorme opération de police politique", le jour du remaniement.

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