Limitation de vitesse : « Qui va payer ? Les contribuables » selon Philippe Dominati
Au micro de « Sénat 360 », Philippe Dominati, sénateur (rattaché au groupe LR) de Paris, s’oppose à la décision prise par le gouvernement d’abaisser à 80km/h la vitesse, sur les routes secondaires.

Limitation de vitesse : « Qui va payer ? Les contribuables » selon Philippe Dominati

Au micro de « Sénat 360 », Philippe Dominati, sénateur (rattaché au groupe LR) de Paris, s’oppose à la décision prise par le gouvernement d’abaisser à 80km/h la vitesse, sur les routes secondaires.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après l’annonce du gouvernement de la limitation de vitesse de 90 à 80km/h sur les routes secondaires à double sens, les réactions hostiles ne se sont pas fait attendre. Philippe Dominati, sénateur (rattaché au groupe LR) de Paris fait partie de ceux qui s’opposent à cette décision : « Ce n’est pas une mesure prise avec la concertation qui aurait dû être nécessaire ».  

Le sénateur de Paris regrette le « classicisme » de cette mesure : « Elle n’est en rien moderne (…) Il y aurait peut-être mieux valu trouver des solutions différenciées pour les automobilistes. J’aurais trouvé cela plus contemporain (…) plus adapté à la technologie d’aujourd’hui (…) Les véhicules d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’il y a 20 ans. On sait que certains véhicules peuvent être bridés, d’une certaine manière. Il y a certaines zones géographiques qui peuvent être bridées. »

Le sénateur de Paris, regrette qu’il y ait « un coût » à cette mesure : « Qui va payer ? Le contribuable (…) Moi en tant que rapporteur spécial de la sécurité à la commission des finances du Sénat, je n’ai pas pu obtenir de moyens spécifiques pour nos forces de l’ordre, qui sont déjà débordées (…) Tout ça me semble un peu fait en dépit du bon sens. »

Avec cette mesure, certains élus de la ruralité estiment que leurs territoires risquent d’être encore plus enclavés : « Ils ont mille fois raison »  réagit Philippe Dominati. « Dans les zones rurales, mes collègues, évidemment, sont furieux. Ils disent que [ce sont] des mesures prises par quelqu’un qui n’a pas l’occasion d’utiliser son véhicule personnellement pour des raisons de travail. »  

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le