Logement : Jacques Mézard défend le droit d’amendement et est applaudi par les sénateurs
Lors de la discussion générale autour du projet de loi ELAN (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique), le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard a recueilli le soutien du Sénat, par sa défense du droit d’amendement.

Logement : Jacques Mézard défend le droit d’amendement et est applaudi par les sénateurs

Lors de la discussion générale autour du projet de loi ELAN (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique), le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard a recueilli le soutien du Sénat, par sa défense du droit d’amendement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Une fois n’est pas coutume, un ministre a été applaudi par les sénateurs. Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, a démarré la discussion générale autour du projet de loi ELAN (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique). Et l’ancien président du groupe RDSE a la Haute Assemblée, a recueilli l’approbation sonore de ses anciens collègues lorsqu’il a défendu le droit d’amendement des parlementaires. « Comme je l’ai déjà dit à vos collègues députés, il serait malvenu de ma part de contester la procédure parlementaire et plus encore le droit d’amendement. Droit dont j’ai pu user largement, sans trop en abuser me semble-t-il ». L’encadrement du droit d’amendement est souhaité par l’exécutif dans le cadre de la réforme constitutionnelle

Durand plus d’une demi-heure de discours, Jacques Mézard aura insisté sur la volonté du gouvernement « de « libérer, de protéger et de faciliter la construction et la rénovation du parc bâti, redonner confiance aux acteurs aux constructeurs et accompagner une société en mouvement », une paraphrase du fameux « choc d’offre » souhaité par Emmanuel Macron.

Pour se faire, 65 articles, dont les ¾ d’origine parlementaire, et plus de 1000 amendements vont être examinés dans les 8 prochains jours. « Il ne s’agit aucunement de remettre en cause tous les fondements de notre droit (…) mais pour nous de faciliter, d’accélérer l’action de ceux qui construisent, qui rénovent et qui aménagent. Que ce soit les collectivités locales, les aménageurs, les bailleurs sociaux, les promoteurs, les artisans » a-t-il énuméré. (voir les enjeux du texte)

En ce qui concerne la constructibilité en zone littorale, le ministre a contesté les accusations de « détricotage de la loi littorale. « Nous avons amélioré le cadre législatif actuel en conciliant la conservation du patrimoine littoral et la réalité économique de nos territoires » a-t-il assuré.

Alors que la loi de 2005 sur les nouvelles constructions imposait 100% de logements accessibles, la loi ELAN n’en prévoit plus que 10% avec 90% de logements évolutifs ou adaptables. En commission, les sénateurs ont adopté un amendement allant jusqu’à 30 % des logements accessibles. « Il y a un débat sur le chiffre mais j’espère que lors des débats en séance, voire lors de la navette (parlementaire) ou de la CMP (commission mixte paritaire), nous trouverons un point d’équilibre » a souhaité Jacques Mézard.

Durant l’examen en commission du texte, les sénateurs ont aussi assoupli la loi SRU qui impose aux communes d’abriter au moins 25% de logements sociaux en 2025. L’objectif fixé par la loi SRU, d’au moins 25% de logements sociaux dans chaque commune de 3 500 habitants d’ici 2025, a été repoussé. Les sénateurs veulent permettre aux communes ayant déjà atteint 15% de logements sociaux mais en difficulté pour atteindre les 25% à l’échéance de 2025, de conclure avec le préfet un contrat d’objectif et de moyens. « Si le Sénat devait faire évoluer la loi SRU, je ne doute pas en tout cas je le souhaite, qu’il trouve un équilibre raisonnable, emprunt de sagesse » a fait valoir le ministre.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le