Loi anticasseurs : « Je n’ai pas du tout envie qu’une loi porte mon nom si elle est inutile » tacle Bruno Retailleau
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau estime que sa proposition de loi « anticasseurs » est « dénaturée » par l’Assemblée nationale et tacle le gouvernement.

Loi anticasseurs : « Je n’ai pas du tout envie qu’une loi porte mon nom si elle est inutile » tacle Bruno Retailleau

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau estime que sa proposition de loi « anticasseurs » est « dénaturée » par l’Assemblée nationale et tacle le gouvernement.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les débats sur la loi anticasseurs ou « ppl Retailleau », ont été houleux hier à l’Assemblée nationale. Malgré des critiques jusqu'au sein de la majorité, l'Assemblée nationale a adopté la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester, mais aussi la fouille des bagages et des voitures autour des manifestations ainsi que l'interdiction des cagoules et foulards.

Bruno Retailleau, à l’initiative de cette loi, estime ce matin que l’Assemblée nationale est train de dénaturer sa loi : « Arrêtons de faire des lois qui ne servent à rien. Je n’ai pas du tout envie qu’une loi porte mon nom si elle est inutile. »

Le sénateur LR pointe du doigt le gouvernement : « Je veux préserver la possibilité de manifester pacifiquement. Il y a deux hypothèses : soit le gouvernement a voulu faire un clin d’œil, un coup de com’, un gros clin d’œil appuyé à l’électorat de droite ou alors il est incapable de se faire entendre de sa majorité. Dans les deux hypothèses c’est inquiétant. »

Il conclut en soulignant qu’il faudra que le Sénat revienne sur ce vote en améliorant certains points comme la dissimulation du visage : « Si cette loi est dénaturée, elle ne servira absolument à rien. J’ai simplement voulu sanctionner ceux qui cassent. Est-ce qu’on observe de manière impuissante ou est-ce qu’on essaye d’extraire les casseurs ? (…) Le point crucial à améliorer est la dissimulation des visages. »

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le