Loi asile et immigration : l’UNICEF met en garde le Sénat
A la veille du débat au Sénat sur le texte asile et immigration, une pétition lancée par la Cimade et d’autres associations et réunissant 100 000 signatures, appelle la chambre Haute à inscrire l’interdiction de la rétention administrative d’enfants dans la loi.

Loi asile et immigration : l’UNICEF met en garde le Sénat

A la veille du débat au Sénat sur le texte asile et immigration, une pétition lancée par la Cimade et d’autres associations et réunissant 100 000 signatures, appelle la chambre Haute à inscrire l’interdiction de la rétention administrative d’enfants dans la loi.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Le projet de loi asile et immigration va être débattu mardi au Sénat. À la veille de la séance publique, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, (Unicef) publie un communiqué conjoint de 15 associations, qui appellent les sénatrices et sénateurs à mettre définitivement fin à la rétention administrative d’enfants, en l’inscrivant dans la loi.

Intitulée « Sénatrices et sénateurs, agissez pour mettre fin à l’enfermement des enfants ! », une pétition lancée par l’UNICEF qui soutient cette demande, réunit déjà plus de 100 000 signataires.

Dans son communiqué, l’UNICEF rappelle que la France a déjà été condamnée six fois par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour pratiques « inhumaines et dégradantes » à l’encontre d’enfants enfermés en rétention.  

« Interpellé par certaines de nos organisations, le président de la République n’a pas souhaité nous répondre sur le fond. Toutefois, le Premier ministre Édouard Philippe a récemment répondu à notre courrier en arguant que l’enfermement de ces enfants intervient en ultime recours » informe l’UNICEF

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
6min

Politique

Affaire Lyhanna : la proposition d’une peine de perpétuité pour les violeurs en série, laisse perplexe le monde judiciaire

A l’issue d’une réunion de crise avec plusieurs ministres sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. La proposition est difficilement applicable pour les magistrats et avocats.

Le

Liffre: Matthieu Pigasse at Le Souffle Breton
12min

Politique

Création d'une fondation, Radio Nova, festivals de musique...Revivez les temps forts de l'audition de Matthieu Pigasse au Sénat

Face à la commission d’enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques, ce 11 juin, le banquier d’affaires Matthieu Pigasse dit assumer son engagement en faveur de la « bataille culturelle », tout en affirmant défendre l'indépendance et l’identité des médias dont il est actionnaire. « Nous sommes un peu le petit village gaulois d’Astérix au milieu des milliardaires conservateurs », a-t-il insisté.

Le