Loi asile et immigration : l’UNICEF met en garde le Sénat
A la veille du débat au Sénat sur le texte asile et immigration, une pétition lancée par la Cimade et d’autres associations et réunissant 100 000 signatures, appelle la chambre Haute à inscrire l’interdiction de la rétention administrative d’enfants dans la loi.

Loi asile et immigration : l’UNICEF met en garde le Sénat

A la veille du débat au Sénat sur le texte asile et immigration, une pétition lancée par la Cimade et d’autres associations et réunissant 100 000 signatures, appelle la chambre Haute à inscrire l’interdiction de la rétention administrative d’enfants dans la loi.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Le projet de loi asile et immigration va être débattu mardi au Sénat. À la veille de la séance publique, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, (Unicef) publie un communiqué conjoint de 15 associations, qui appellent les sénatrices et sénateurs à mettre définitivement fin à la rétention administrative d’enfants, en l’inscrivant dans la loi.

Intitulée « Sénatrices et sénateurs, agissez pour mettre fin à l’enfermement des enfants ! », une pétition lancée par l’UNICEF qui soutient cette demande, réunit déjà plus de 100 000 signataires.

Dans son communiqué, l’UNICEF rappelle que la France a déjà été condamnée six fois par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour pratiques « inhumaines et dégradantes » à l’encontre d’enfants enfermés en rétention.  

« Interpellé par certaines de nos organisations, le président de la République n’a pas souhaité nous répondre sur le fond. Toutefois, le Premier ministre Édouard Philippe a récemment répondu à notre courrier en arguant que l’enfermement de ces enfants intervient en ultime recours » informe l’UNICEF

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le