Loi asile et immigration : « Le gouvernement joue à un jeu très dangereux » estime Fabien Gay
Pour le sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, invité sur le plateau de Parlement Hebdo, sur Public Sénat vendredi, le texte de loi asile et immigration représente « une course à l’échalote » avec l’extrême-droite.

Loi asile et immigration : « Le gouvernement joue à un jeu très dangereux » estime Fabien Gay

Pour le sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, invité sur le plateau de Parlement Hebdo, sur Public Sénat vendredi, le texte de loi asile et immigration représente « une course à l’échalote » avec l’extrême-droite.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La droite sénatoriale a réécrit la loi asile et immigration, et a décidé de renforcer notamment les conditions de regroupement familial, et de réduire le nombre de visas accordé à certains pays. Le projet de loi vient d’être examiné en commission au Sénat.

« Moi je suis extrêmement choqué par ce texte » déclare Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis. « En tant qu’homme de gauche, communiste, mais en tant que citoyen Français. Je suis choqué des propos de ministres, sur le benchmarking, sur le shopping de l’asile. Rappelons-nous quand même que ce sont des hommes et des femmes qui fuient la guerre et la misère ».

Le sénateur use d’anaphores pour exprimer son inquiétude : « Je suis choqué parce que pour la première fois, dans notre pays, on regroupe asile et immigration. Même Nicolas Sarkozy, à qui on doit le débat sur l’identité nationale, n’avait même pas osé faire ça ». Selon lui, ce texte flirte avec la position de l’extrême-droite : « Je suis choqué parce qu’en plus on court derrière l’extrême droite. Une course à l’échalote. On parle au plus bas des instincts, et non pas à l’intellect. Parce que si on parlait à l’intellect des gens, on leur dirait qu’il faut accueillir dignement ces personnes ».

Une autre problématique pèse sur cette loi, celle des futurs réfugiés climatiques : « La Banque mondiale, dont on ne peut pas accuser qu’elle soit communiste, vient de rendre un rapport au mois de mars. Elle dit que 148 millions de personnes vont être réfugiées climatiques à l’horizon 2050. Donc nous allons bien avoir un problème d’humanité à traiter pour faire société commune ».

« La course à l’échalote à l’extrême droite est un jeu très dangereux, parce que l’extrême-droite progresse partout en Europe » rappelle Fabien Gay, avant de conclure : « Quand on court après des idées d’extrême-droite, à un moment donné, on préfère toujours l’original à la copie, donc je préviens le gouvernement que sur ce terrain-là, il joue un jeu très dangereux ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Banque d’images du Sénat – Wlad Simitch Capa Pictures
5min

Politique

Sénatoriales 2026 : la candidature dissidente de l’écologiste Bruno Bernard va-t-elle changer la donne dans le Rhône ?

Bruno Bernard, ancien président de la métropole de Lyon, a finalement décidé de déposer sa propre liste aux sénatoriales dans le Rhône, faisant ainsi concurrence à la liste d'union de la gauche (écologistes, PS, PCF) menée par le sénateur sortant, Thomas Dossus. En 2020, la liste de Thomas Dossus avait fait élire trois sénateurs sur les sept que compte le département.

Le

Loi asile et immigration : « Le gouvernement joue à un jeu très dangereux » estime Fabien Gay
3min

Politique

« La première mesure sociale sera de garantir à tous les Français d'être prioritaires chez eux », défend Laurent Jacobelli

Lors de son meeting à Hénin-Beaumont ce dimanche, Marine Le Pen a mis l’accent sur le logement, et notamment sur sa volonté d’accorder une priorité aux citoyens français dans l’attribution des logements sociaux. « On a toujours fait de la priorité nationale une des pierres angulaires de notre politique sociale », explique le député RN Laurent Jacobelli.

Le

Ursula Von Der Leyen NATO Meeting In Brussels
5min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sous pression

Après avoir reçu une lettre du président français, Emmanuel Macron, mardi 8 septembre, insistant sur la nécessité d’adopter un « texte européen » pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reçoit aujourd’hui une nouvelle lettre ouverte de familles endeuillées demandant une meilleure mise en œuvre de la législation européenne sur les plateformes. La présidente est attendue le 16 septembre pour présenter ses annonces.

Le