Loi asile: Orphelin (LREM) ne votera pas pour le texte
Le député LREM Matthieu Orphelin a fait savoir vendredi qu'il ne "pourrait pas voter pour" le projet de loi asile-immigration,...

Loi asile: Orphelin (LREM) ne votera pas pour le texte

Le député LREM Matthieu Orphelin a fait savoir vendredi qu'il ne "pourrait pas voter pour" le projet de loi asile-immigration,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député LREM Matthieu Orphelin a fait savoir vendredi qu'il ne "pourrait pas voter pour" le projet de loi asile-immigration, dont l'examen débute lundi à l'Assemblée, tout en assurant que c'est "tout sauf un début de fronde".

"Après plus de 3 mois de travail intensif, de rencontres avec les acteurs impliqués, de séances collectives au sein du groupe LREM, de propositions, de recherche de convergence et après mûres réflexions, j'ai pris ce jour la décision difficile de ne pas voter POUR la loi asile et immigration", indique le député qui compte s'abstenir.

Cette décision "est tout sauf un début de fronde. Mon engagement pour la réussite de la majorité présidentielle reste entier", ajoute-t-il, dans un communiqué.

L'élu du Maine-et-Loire cite des avancées obtenues en commission, dont la fin du statut de "pays d'origine sûr" quand les droits des homosexuels ne sont pas respectés, ou la "correction des dispositifs inacceptables" sur la rétention des "dublinés" (dépendants d'un autre pays européen où ils sont enregistrés). Il anticipe d'autres avancées dans l'hémicycle: "travail dès 6 mois pour les demandeurs d’asile, aménagement partiel du délit de solidarité".

Mais cet ex-bras droit de Nicolas Hulot dans sa fondation regrette de ne pas avoir "convaincu la majorité" sur d'autres points "centraux", dont le maintien à 45 jours pour la durée maximale de rétention (portée à 90 jours) ou la fin de la rétention des mineurs.

Il fait savoir qu'il s'exprimera "peu" dans l'hémicycle pour "ne pas être instrumentalisé par les postures politiciennes et ne pas mettre en difficulté la majorité".

Mardi, le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a rappelé à l'ordre les contestataires de son groupe, les incitant à renoncer à défendre des amendements dans l'hémicycle, et agitant une menace voilée d'exclusion.

En dépit de cet avertissement, une vingtaine de députés ont déposé des amendements. Parmi eux, Jean-Michel Clément a d'ores et déjà indiqué qu'il voterait contre un texte dont il "rejette depuis le départ la logique répressive".

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le