Loi Mobilités : « Les chiffres de la mortalité ont explosé depuis les 80km/h » s’emporte Alain Fouché
Alain Fouché, sénateur Les Indépendants de la Vienne, revient sur les limitations de vitesse et les caméras piétons dans le cadre de la loi Mobilités.

Loi Mobilités : « Les chiffres de la mortalité ont explosé depuis les 80km/h » s’emporte Alain Fouché

Alain Fouché, sénateur Les Indépendants de la Vienne, revient sur les limitations de vitesse et les caméras piétons dans le cadre de la loi Mobilités.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alain Fouché est catégorique : « Les chiffres de la mortalité ont explosé depuis les 80km/h. » Pour lui, limiter sur tous les axes provoque « des files de voitures qui se suivent » et « plus d’accidents ». Il déplore une décision prise « sans concertation » et qui « n’apporte aucune solution ».

Le sénateur propose de limiter la vitesse au cas par cas, en concertation avec le préfet, le président de département, le maire et les forces de l’ordre. Ainsi, sur certains « grands axes », la vitesse pourra être maintenue à 90km/h. À l’inverse, sur les routes annexes, elle pourra être abaissée à 70.

De la même manière, pour Alain Fouché, les radars ne sont pas mis aux endroits dangereux mais aux points où ils vont rapporter le plus d’argent à l’État. Le sénateur parle même d’ « opération racket », qui permet certes de rénover les routes, mais aussi de financer la dette de l’État.

Alain Fouché est aussi sceptique sur le nombre de radars dégradés. Pour lui, « le chiffre est inférieur à ce qui a été dit ». De toute façon, selon lui, les accidents n’ont pas lieu là où les radars sont hors service. C’est juste « une histoire racontée pour ramasser plus de pognon ».

Alain Fouché est enfin favorable à l’utilisation de caméras piétons, ou caméras boutons, par les agents SNCF et RATP. Ces caméras permettent, selon lui, « de sécuriser les passagers et les agents ». Leur utilisation pourrait être étendue aux pompiers et aux personnels pénitentiaires.

Un amendement de la loi LOM prévoit également d’équiper les contrôleurs de titres de transport, afin d’éviter les agressions. Un autre permet les caméras embarquées, par exemple dans les bus, afin d’évaluer la situation en cas d’accident.

Pour rappel, le projet de loi Mobilités a été adopté en première lecture au Sénat le 2 avril 2019.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le