Loi Mobilités : « Les chiffres de la mortalité ont explosé depuis les 80km/h » s’emporte Alain Fouché
Alain Fouché, sénateur Les Indépendants de la Vienne, revient sur les limitations de vitesse et les caméras piétons dans le cadre de la loi Mobilités.

Loi Mobilités : « Les chiffres de la mortalité ont explosé depuis les 80km/h » s’emporte Alain Fouché

Alain Fouché, sénateur Les Indépendants de la Vienne, revient sur les limitations de vitesse et les caméras piétons dans le cadre de la loi Mobilités.
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Par Marion D'Hondt

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Alain Fouché est catégorique : « Les chiffres de la mortalité ont explosé depuis les 80km/h. » Pour lui, limiter sur tous les axes provoque « des files de voitures qui se suivent » et « plus d’accidents ». Il déplore une décision prise « sans concertation » et qui « n’apporte aucune solution ».

Le sénateur propose de limiter la vitesse au cas par cas, en concertation avec le préfet, le président de département, le maire et les forces de l’ordre. Ainsi, sur certains « grands axes », la vitesse pourra être maintenue à 90km/h. À l’inverse, sur les routes annexes, elle pourra être abaissée à 70.

De la même manière, pour Alain Fouché, les radars ne sont pas mis aux endroits dangereux mais aux points où ils vont rapporter le plus d’argent à l’État. Le sénateur parle même d’ « opération racket », qui permet certes de rénover les routes, mais aussi de financer la dette de l’État.

Alain Fouché est aussi sceptique sur le nombre de radars dégradés. Pour lui, « le chiffre est inférieur à ce qui a été dit ». De toute façon, selon lui, les accidents n’ont pas lieu là où les radars sont hors service. C’est juste « une histoire racontée pour ramasser plus de pognon ».

Alain Fouché est enfin favorable à l’utilisation de caméras piétons, ou caméras boutons, par les agents SNCF et RATP. Ces caméras permettent, selon lui, « de sécuriser les passagers et les agents ». Leur utilisation pourrait être étendue aux pompiers et aux personnels pénitentiaires.

Un amendement de la loi LOM prévoit également d’équiper les contrôleurs de titres de transport, afin d’éviter les agressions. Un autre permet les caméras embarquées, par exemple dans les bus, afin d’évaluer la situation en cas d’accident.

Pour rappel, le projet de loi Mobilités a été adopté en première lecture au Sénat le 2 avril 2019.

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