Loi séparatisme : Marlène Schiappa contre l’interdiction du port du voile aux accompagnatrices scolaires
Tandis que les sénateurs ont voté plusieurs amendements interdisant le port de signes religieux distinctifs aux accompagnants de sorties scolaires, dans le cadre des discussions sur la loi confortant le respect des principes républicains, la ministre chargée de la Citoyenneté a indiqué que ce n’était pas la bonne manière, selon elle, « de combattre l’islamisme ».

Loi séparatisme : Marlène Schiappa contre l’interdiction du port du voile aux accompagnatrices scolaires

Tandis que les sénateurs ont voté plusieurs amendements interdisant le port de signes religieux distinctifs aux accompagnants de sorties scolaires, dans le cadre des discussions sur la loi confortant le respect des principes républicains, la ministre chargée de la Citoyenneté a indiqué que ce n’était pas la bonne manière, selon elle, « de combattre l’islamisme ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Des amendements significatifs. Au premier jour des discussions au Sénat sur le texte de loi confortant le respect des principes républicains, les membres de la Haute assemblée ont majoritairement voté plusieurs amendements visant notamment à interdire le port de signes religieux distinctifs aux accompagnants de sorties scolaires, dont le port du voile pour les mères accompagnatrices. Portés par les sénateurs Les Républicains et RDSE, les amendements ont été adoptés à 177 voix contre 144, et contre l’avis du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avançant que la laïcité se basait sur « l’acceptation de la pluralité religieuse » de la société.

Invitée sur le plateau de Public Sénat, ce mercredi, la ministre chargée de la citoyenneté est revenue sur le vote des sénateurs. « Je ne suis pas favorable à cette disposition sur le voile. Je suis très favorable à deux grands principes : la liberté de conscience et la neutralité religieuse de l’état et des services publics. Je ne crois pas qu’on combatte l’islamisme de cette manière-là, je crois que ce n’est pas souhaitable », a assuré Marlène Schiappa. Pour la ministre, la portée de cette loi surnommée « loi séparatisme », vise avant tout à « soutenir les élus locaux », notamment en mettant en place un contrat d’engagement républicain, permettant de mettre fin aux subventions des associations qui n’en respecteraient pas le principe, comme « la maire EELV de Strasbourg qui a donné 2,5 millions d’euros à une mosquée, ou le maire de Grenoble, Eric Piolle qui a financé le CCIF pendant des années », raille la ministre, en en profitant pour tacler les adversaires politiques de la majorité.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting
11min

Politique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting

Depuis le parc Floral, en bordure de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a tenu le premier grand rassemblement de sa campagne présidentielle ce 20 juin. Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat a fait le serment de « relever » le pays « et de le remettre à l’endroit », concentrant ses coups contre la France insoumise et les macronistes.

Le

Loi séparatisme : Marlène Schiappa contre l’interdiction du port du voile aux accompagnatrices scolaires
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le