Loi travail : « Un projet extrêmement inquiétant » selon Pierre Laurent
Interrogé au micro de « Politique 360 », le secrétaire national du Parti communiste et sénateur Pierre Laurent dénonce de la part du gouvernement « un projet de flexibilisation et de précarisation accrue de l’emploi » au travers de la loi travail.

Loi travail : « Un projet extrêmement inquiétant » selon Pierre Laurent

Interrogé au micro de « Politique 360 », le secrétaire national du Parti communiste et sénateur Pierre Laurent dénonce de la part du gouvernement « un projet de flexibilisation et de précarisation accrue de l’emploi » au travers de la loi travail.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Mercredi 28 juin, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud a présenté en conférence de presse, les grandes lignes de sa réforme du code du travail.  Le sénateur communiste de Paris Pierre Laurent y voit là un écran de fumée : « On voit bien que le gouvernement cherche à masquer (…)  le contenu précis du projet (…) Derrière l’exercice de communication sur la flexibilité, il y a en fait un détricotage de la plupart des garanties qui entourent le contrat de travail, le niveau de rémunération, le temps de travail.  Donc un projet extrêmement inquiétant. L’opération de camouflage du gouvernement a assez duré. Il faut maintenant qu’il mette son projet sur la table pour qu’on puisse en parler sérieusement ».

Pierre Laurent dénonce également le CDI de projet, évoqué par Muriel Pénicaud et que celle-ci souhaiterait voir étendu : « On introduit à travers ça, une nouvelle possibilité de précariser l’emploi, avec des facilités de licenciement accrues (…) Comme commencent à le dire beaucoup de syndicalistes, on ne voit pas le rapport entre ces facilitations données et la création d’emplois (…) En vérité le débat sur la création d’emplois est absent. Ce qu’on nous propose est un projet de flexibilisation et en vérité de précarisation accrue de l’emploi ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le