Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
Le
Par Héléna Berkaoui
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
À la sortie de l’audition d’Alexis Kohler, le sénateur centriste Loïc Hervé s’est ému de la communication de l’exécutif dans l’affaire Benalla. « Aujourd’hui on est dans le commentaire du commentaire et ce n’est pas sain », dénonce-t-il. L’audition du secrétaire général de l’Élysée a effectivement été ponctuée par les bribes de l’interview d’Alexandre Benalla, sortie ce matin dans Le Monde.
Le sénateur évoque également une « très grande frustration de voir que le président de la République réserve ses déclarations à La République en marche et au Modem à la maison de l’Amérique latine ». Loïc Hervé réclame « du sérieux dans la manière dont l’exécutif, où Monsieur Benalla qui est mis en cause, puisse traiter la communication vis-à-vis de ces différentes institutions de la République ».
Sur le fond des auditions, le sénateur centriste de Haute-Savoie retient que « Monsieur Benalla n’a pas été sanctionné sur un plan autre que formel ». « Il a été mis à pied mais il n’a pas été démis de ses fonctions il n’a pas purgé ses 15 jours de mise à pied et ces 15 jours seront retenus sur ses congés de 2017 », rappelle-t-il. Un constat d’autant plus « inquiétant » qu’il « fallait qu’il y ait une commission parlementaire pour s’en rendre compte ».
La commission d’enquête du Sénat poursuivra ses travaux durant les 6 prochains mois. La commission devrait contribuer à définir les « garanties » afin « que ce soit des personnes appartenant à la police ou au corps préfectoral et pas des personnes recrutés après une campagne électorale » qui soient chargées de la sécurité du président de la République.