Lois de bioéthique : « Il n’y a pas de risque de division quand on se respecte », pour Marc Fesneau
Pour le ministre chargé des Relations avec le Parlement, la révision des lois de bioéthique, qui comprend l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, ne menace pas l’unité de la majorité présidentielle.

Lois de bioéthique : « Il n’y a pas de risque de division quand on se respecte », pour Marc Fesneau

Pour le ministre chargé des Relations avec le Parlement, la révision des lois de bioéthique, qui comprend l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, ne menace pas l’unité de la majorité présidentielle.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) à toutes les femmes, le sujet est potentiellement sensible, et ne mettra pas d’accord tous les parlementaires. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, qui a présenté les contours du texte ce dimanche, veut un débat apaisé, comme le reste du gouvernement. « La volonté du président de la République et du Premier ministre, c’est d’entrer dans le débat avec autant de sérénité possible […] La ministre de la Santé a annoncé la volonté qu’elle avait de pouvoir écouter tout le monde, de pouvoir le faire avec le respect des positions des uns et des autres », a souligné Marc Fesneau, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, invité de Public Sénat.

Ce cadre du MoDem a contesté la lecture faite par le député LR Éric Woerth, qui y voit un « outil de fracturation de l'opposition ». « L’entrée en matière n’est pas du tout celle d’un porte-étendard ou d’une opposition que nous voudrions ouvrir les uns avec les autres », a répliqué le ministre.

Marc Fesneau a d’ailleurs rappelé que sur ce type de sujet, ce n’était pas « pas une question d’opposition et de majorité ». « Dans les groupes il y a des opinions de nature différente », a-t-il insisté. Le sujet va d’autant plus se poser que la majorité présidentielle est constituée d’élus d’horizons différents. Mais le ministre chargé des Relations avec le Parlement ne craint pas que le débat à venir fracture La République en marche et ses alliés. « Il n’y a pas de risque de division quand on se respecte et quand on sait le texte qu’on veut poser », selon lui, rappelant que les précédentes lois de bioéthique n’ont « jamais fracturé des majorités ».

« Le risque de division, il est parfois sur des fractures personnelles, sur le fait que certains puissent avec leurs convictions y aller un peu fort, mais il n’y a pas de risque de division en tant que tel », a-t-il ajouté. Le débat devra s’ouvrir à l’Assemblée nationale dès la fin du mois de septembre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le