LR lance une procédure d’exclusion contre Erik Tegnér, partisan de l' »union des droites »
La direction des Républicains a lancé une procédure d'exclusion contre Erik Tegnér, partisan d'une "union des droites" allant de...

LR lance une procédure d’exclusion contre Erik Tegnér, partisan de l' »union des droites »

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La direction des Républicains a lancé une procédure d'exclusion contre Erik Tegnér, partisan d'une "union des droites" allant de la droite jusqu'à l'extrême droite, a-t-on appris vendredi auprès du parti qui confirmait ainsi une information du Parisien.

"Une procédure est en effet engagée", a affirmé à l'AFP le secrétaire général de LR Aurélien Pradié, qui va "recevoir (M. Tegnér) le moment venu pour respecter la procédure contradictoire".

Proche de Marion Maréchal, M. Tegnér est l'un des trois organisateurs de la "convention de la droite" qui avait fait grand bruit en septembre avec l'intervention virulente d’Éric Zemmour sur l'islam.

M. Pradié a envoyé jeudi une lettre à la présidente de la fédération LR de Paris, Agnès Evren, dans le cadre de cette demande d'exclusion formulée au niveau des instances nationales, a-t-on appris auprès du parti.

Cette démarche est "une suite logique de ses prises de positions publiques", a ajouté M. Pradié, insistant sur le fait qu'il restait diverses étapes juridiques "pour arriver à l'issue" de la procédure, et que celle-ci était "banale, car il n'est qu'un simple adhérent sans mandats électifs".

Cité dans Le Parisien, M. Pradié affirme qu'"Erik Tegnér sera exclu d'ici la fin de l'année. Ce monsieur est le porte-parole de Marion Maréchal. Il n'habite pas chez nous, donc on va le soulager".

M. Tegnér s'est dit "totalement abasourdi" et "sidéré" par cette décision qu'il a qualifiée auprès de l'AFP de "chasse aux sorcières", et contre laquelle il compte "évidemment faire un recours".

"En m'excluant, ils disent aux militants de la droite assumée: vous n'avez pas votre place chez LR", a-t-il déploré, en ajoutant qu'"évidemment" il ne rejoindrait pas le RN si la procédure d'exclusion allait à son terme.

"La droite est censée défendre la liberté d'expression et pourtant chez LR on tombe dans le délit d'opinion, la chasse aux dîners, aux fréquentations", a-t-il ajouté, assurant qu'"à une autre époque, Aurélien Pradié aurait été avec McCarthy aux États-Unis".

Cette démarche a rapidement fait réagir les deux candidats malheureux à la présidence de LR, le député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert, qui avait recueilli 21% des voix en octobre, se disant sur Twitter "pas favorable à exclure sur des idées, sauf à prouver qu'Erik Tegnér a franchi la ligne rouge en rejoignant le RN".

"Lors du dernier +conseil stratégique+ Les Républicains, j'ai exprimé mon désaccord avec les procédures d’exclusion que l'actuelle direction du parti, semble-t-il, souhaite engager contre des militants qui débattent et dialoguent, à droite, hors des murs partisans", a de son côté twitté le député de l'Yonne Guillaume Larrivé, qui avait totalité 16% des voix sur son nom face à Christian Jacob.

La question de "l'union des droites" s'est invitée depuis des mois dans un parti LR en crise, entre La République en marche qui phagocyte ses thématiques et le Rassemblement national pariant sur sa disparition. En juin, un dîner organisé par Mme Maréchal avec plusieurs élus LR après la débâcle des européennes avait semé la zizanie à droite, le président du Sénat Gérard Larcher affirmant que ces élus s'étaient mis "en dehors" de leur parti.

"Il n'y a pas de procédures massives engagées", a assuré M. Pradié.

Pour Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017, "Christian Jacob soutient les investitures communes LR-LREM mais exclut Erik Tegnér qui assume ses valeurs. D’autant plus lâche que la procédure ne touche pas les +grands+ élus pro-union".

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