LR : « Pas de plus grande priorité aujourd’hui que l’unité », pour Philippe Bas
Après un conseil national des Républicains marqué par des sifflets à l’encontre de Valérie Pécresse, le sénateur (LR) de la Manche Philippe Bas insiste sur l’indispensable « unité » de sa famille politique dans la perspective de 2022.

LR : « Pas de plus grande priorité aujourd’hui que l’unité », pour Philippe Bas

Après un conseil national des Républicains marqué par des sifflets à l’encontre de Valérie Pécresse, le sénateur (LR) de la Manche Philippe Bas insiste sur l’indispensable « unité » de sa famille politique dans la perspective de 2022.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le premier conseil national de Républicains présidé par Laurent Wauquiez ne s’est pas déroulé sans accrocs. Valérie Pécresse sifflée à son arrivée à la tribune restera l’image de ce week-end politique (relire notre article). Interrogé dans Sénat 360 sur cet incident, le sénateur (LR) de la Manche, Philippe Bas, a déclaré qu’il n’y avait « pas de plus grande priorité aujourd’hui que l’unité ».

« En 2022, je ne veux pas d’une réédition d’un duel entre l’extrême droite et Emmanuel Macron. Je veux pour 2022 qu’il y ait la capacité d’alternance entre ma famille politique – celle de la droite et du centre – et le Président qui sera à ce moment-là le Président sortant », a indiqué l’ancien ministre chiraquien. « Il y aura peut-être besoin justement de renouvellement. »

« Il y a toujours eu des sensibilités différentes, mais le dialogue entre ces sensibilités ne doit pas conduire à créer des lignes de fracture mais, au contraire, à enrichir un projet commun. »
Philippe Bas

«  Je ne crois pas que l’exécutif puisse envisager un seul instant de réviser la Constitution par référendum »

« Je ne crois pas que l’exécutif puisse envisager un seul instant de réviser la Constitution par référendum » (Philippe Bas)
02:26

Le président de la commission des Lois du Sénat a également commenté les déclarations de la Garde des Sceaux sur l’emploi du référendum, en cas de désaccords au Parlement sur les réformes institutionnelles. Pour lui, Nicole Belloubet a été très claire : l’emploi du référendum via l’article 11 ne pourra se faire que pour faire adopter des dispositions qui ne relèvent pas du texte suprême. Comme le mode de scrutin des parlementaires.

Un référendum au sens de l’article 89, ne pourrait se faire qu’après accord entre l’exécutif et les deux assemblées du Parlement, rappelle Philippe Bas. « Le référendum n’est pas la première étape mais la seconde, pour en quelque sorte sanctifier l’accord qui aurait été noué entre l’Assemblée nationale, le Sénat et le gouvernement ».

« Je ne crois pas que l’exécutif puisse envisager un seul instant de réviser la Constitution par référendum. Il le sait lui aussi. Le Conseil constitutionnel s’y opposerait nécessairement parce que ce serait une violation de l’État de droit », analyse-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

LR : « Pas de plus grande priorité aujourd’hui que l’unité », pour Philippe Bas
4min

Politique

« Le surtourisme transforme les villes en musée » alerte Daniel Salmon, sénateur écologiste 

Avec plus de 10 millions de visiteurs par an, Montmartre est devenu l’un des sites les plus visités de France. Une surfréquentation qui ne va pas sans poser de problèmes pour les quelques 27 000 habitants qui résident à l’année dans ce quartier de la capitale. Anne Renaudie, habitante de Montmartre, raconte les difficultés de cette cohabitation dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.

Le

LR : « Pas de plus grande priorité aujourd’hui que l’unité », pour Philippe Bas
5min

Politique

Affaire Lyhanna : « Les hommes se servent, utilisent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité », dénonce la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le