LR reproche à Belloubet de « ne pas prendre la mesure » de la « détresse » des gardiens de prison
Les Républicains (LR) se sont dits lundi "solidaires du mouvement des gardiens de prison", reprochant à la garde des Sceaux...

LR reproche à Belloubet de « ne pas prendre la mesure » de la « détresse » des gardiens de prison

Les Républicains (LR) se sont dits lundi "solidaires du mouvement des gardiens de prison", reprochant à la garde des Sceaux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les Républicains (LR) se sont dits lundi "solidaires du mouvement des gardiens de prison", reprochant à la garde des Sceaux Nicole Belloubet de ne "pas prendre la mesure" de leur "détresse", sur fond d’agressions dans les établissements carcéraux.

Des dizaines de prisons partout en France sont bloquées lundi matin à l'appel des syndicats avant une rencontre prévue à partir de 13H00 avec la ministre de la Justice pour reprendre les discussions sur leurs revendications salariales et sécuritaires.

"Nous sommes naturellement solidaires du mouvement des gardiens de prison. Ils expriment une détresse et un désarroi que nous devons entendre et auquel nous devons apporter des réponses rapides", a déclaré lundi l’une des porte-parole de LR, Lydia Guirous.

"Nicole Belloubet ne semble pas prendre la mesure de cette détresse et de cette urgence qu’ils expriment. Les réponses qui ont été apportées jusqu’à maintenant semblent en deçà des enjeux. L’administration pénitentiaire est pour le moment toujours le parent pauvre de la justice", a-t-elle poursuivi.

L'Ufap-Unsa et la CGT-Pénitentiaire ont participé à des négociations avec le gouvernement, mais ont refusé samedi de signer le "projet d'accord" qui en est sorti. L'Ufap-Unsa et la CGT estiment que le "projet d'accord" est "bien en deçà des attentes des collègues mobilisés" notamment concernant les indemnités et le statut des 28.000 surveillants. Ils jugent aussi insuffisante la proposition de 1.100 créations de postes sur quatre ans.

"Nous demandons le rétablissement des peines plancher, nous avons lancé une pétition pour que les peines plancher soient rétablies pour toute agression contre une personne détentrice de l’autorité publique, la police, les gendarmes, les gardiens de prison mais également les pompiers", a rappelé Lydia Guirous.

"Nous demandons également que le plan de construction de places de prisons soit relancé. Il avait été freiné durant le quinquennat de François Hollande. Emmanuel Macron et son gouvernement ne semblent pas non plus prêts à relancer un plan ambitieux de construction de places de prison", a-t-elle développé.

"Plus de places de prison, c’est permettre à ce que la surpopulation carcérale diminue, des meilleures conditions de travail pour les gardiens de prison, avec un meilleur équipement, et également pouvoir dédier des ailes dans les prisons pour les détenus radicalisés, car le problème aujourd’hui, comme dans l’ensemble de la société française, c’est la montée en puissance de la violence liée à l’islamisme radical", a conclu Mme Guirous.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le