LR: Retailleau veut la fin des juppéistes, sarkozystes, fillonistes
Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et possible candidat à la présidence des Républicains, a demandé samedi aux...

LR: Retailleau veut la fin des juppéistes, sarkozystes, fillonistes

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et possible candidat à la présidence des Républicains, a demandé samedi aux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et possible candidat à la présidence des Républicains, a demandé samedi aux siens "la fin des juppéistes, des sarkozystes, des fillonistes", pour éviter "de nouveaux échecs".

"Cette rentrée doit permettre une chose : la fin des juppéistes, des sarkozystes, des fillonistes... Cette page, on doit la tourner, sinon on se condamne à de nouveaux échecs" et elle se tournera "par le haut, par les idées", a dit M. Retailleau à la presse, à son arrivée à l'Université d'été des Républicains de Loire-Atlantique, à La Baule.

"On peut rassembler notre électorat sur un socle de valeurs assez claires", pense le président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire, qui avait coordonné la campagne présidentielle de François Fillon.

"On ne doit pas avoir un choix entre une droite très claire mais qui se rabougrirait, et une droite très large mais qui se ramollirait. Tous ceux qui veulent exclure un bout de l'omelette se trompent", a-t-il insisté.

Alors qu'on lui demandait s'il partageait l'avis de la patronne LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, selon qui il y a un "risque" d'éclatement de LR en cas d'accession à la présidence de Laurent Wauquiez en décembre, M. Retailleau a répondu : "pas plus avec (lui) qu'avec un autre, je crains l'éclatement".

Pour autant, le patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes "va devoir donner un certain nombre de garanties sur le rassemblement. On sort malade de nos divisions, donc quel que soit le président demain de LR, il devra avoir à coeur de rassembler la famille", a-t-il demandé.

M. Retailleau "dira" s'il est candidat prochainement, voulant être "utile". "Je suis en train de constater qu'il y a beaucoup de candidats", a-t-il ajouté.

"J'ai entendu les uns et les autres vouloir exclure un certain nombre de mouvements affiliés. Si on commence à prononcer des excommunications, c'est qu'on n'a rien compris" a par ailleurs affirmé M. Retailleau.

Le maire de Bordeaux Alain Juppé a défini dimanche une ligne rouge pour les siens, le "conservatisme idéologique rétrograde" du mouvement Sens commun, qu'il n'a pas nommé.

Outre M. Wauquiez sont déjà candidats Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais et trésorier du parti, Laurence Sailliet, proche du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, et Florence Portelli, ancienne porte-parole de François Fillon à la présidentielle.

D'autres, comme le juppéiste Maël de Calan, s'interrogent.

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le

Maire et echarpe tricolore
5min

Politique

Municipales 2026 : combien touche un maire dans l’exercice de son mandat ?

Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.

Le