Lubrizol: « un peu plus d’une centaine » de passages aux urgences, selon Sibeth Ndiaye
"Un peu plus d'une centaine" de personnes se sont rendues aux urgences après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol à Rouen il y...

Lubrizol: « un peu plus d’une centaine » de passages aux urgences, selon Sibeth Ndiaye

"Un peu plus d'une centaine" de personnes se sont rendues aux urgences après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol à Rouen il y...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Un peu plus d'une centaine" de personnes se sont rendues aux urgences après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol à Rouen il y a une semaine, a assuré jeudi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

"On a regardé le nombre de passages aux urgences du fait de gens se plaignant de conséquences du panache de fumée ou de l'incendie, on a un peu plus d'une centaine de personnes", a indiqué Mme Ndiaye sur BFMTV et RMC.

"On n'est pas dans des proportions qu'on a pu connaître pour d'autres catastrophes industrielles", a-t-elle souligné, appelant à "se raccrocher à de la rationalité".

"La qualité de l'air est parfaitement respirable" et "l'eau est potable", a-t-elle assuré, une semaine après l'incendie au cours duquel plus de 5.000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

Sur la dioxine, des prélèvements ont montré des résultats "à peu près similaires" dans les endroits atteints par le panache de fumée et ceux qui ne l'ont pas été, "qui se rapprochent du bruit de fond". Mais "nous poursuivons" les investigations pour chercher d'éventuels "dépôts dans les produits alimentaires ou au niveau des élevages, chez les agriculteurs", et les résultats devraient être connus "d'ici la fin de la semaine", a ajouté Mme Ndiaye.

Le gouvernement a "une obligation de transparence et d'information", a-t-elle reconnu, mais "la transparence uniquement, sans explication de ce que sont les produits, comment ils agissent, leur degré de toxicité et des circonstances dans lesquelles elles peuvent être toxiques, n'a pas d'intérêt".

"Quand on a une information on la donne, on explique, on n'extrapole pas et on essaie de ne pas affoler les gens", a-t-elle dit.

De son côté, Lubrizol "ne pourra pas s'exonérer de ses responsabilités", a affirmé Mme Ndiaye, et "si elle a des responsabilités elle sera mise en cause" et "poursuivie devant la justice".

Partager cet article

Dans la même thématique

Retailleau travail
7min

Politique

« La fête est finie » : Bruno Retailleau veut supprimer les 35 heures, inciter à la reprise d’activité et plafonner les aides sociales pour relancer l’emploi

Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro exonération » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70% du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. Il veut « changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.

Le

Le Senat, Paris.
4min

Politique

Fin de vie : en commission, le Sénat remplace « le droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir »

Les deux textes sur la fin de vie et les soins palliatifs ont entamé leur parcours législatif au Sénat en commission des affaires sociales du Sénat ce mercredi, avant leur examen en séance publique à la fin du mois. Les rapporteurs LR du texte ont restreint la portée de la proposition de loi autorisant établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». Explications.

Le

4min

Politique

UE-Mercosur : la France tente de résister, sous pression des agriculteurs

Alors que le traité de libre-échange est en passe d’être ratifié par l’Union européenne, l’exécutif français maintient ses désaccords avec Bruxelles. Dans une tentative de rassurer le monde agricole, le gouvernement a annoncé suspendre les importations de produits traités avec des substances interdites sur le continent.

Le

Kanne Faure Ok
9min

Politique

Budget : au PS, le retour du 49.3 apparaît de plus en plus comme « une porte de sortie »

Au moment où les députés vont reprendre l’examen du budget, l’hypothèse d’un recours au 49.3 par le premier ministre fait son chemin. Chez les sénateurs PS, certains y voient une issue pour sortir du blocage, à condition de négocier à nouveau un accord de non-censure. Mais c’est à Sébastien Lecornu de « prendre ses responsabilités », souligne Thierry Cozic, chez de file des sénateurs PS sur le budget.

Le