Lutte antiterroriste : « Ne laissons pas croire que rien ne se fait », réagit Rachid Temal
Le coordinateur national du Parti nationaliste appelle Marine Le Pen à ne pas entrer dans la « surenchère », après l’attentat de Carcassonne et de Trèbes. Le sénateur du Val-d’Oise répond également à Manuel Valls, partisan de l’interdiction du symbole salafiste. « Il faut du symbole, mais du symbole réaliste. »

Lutte antiterroriste : « Ne laissons pas croire que rien ne se fait », réagit Rachid Temal

Le coordinateur national du Parti nationaliste appelle Marine Le Pen à ne pas entrer dans la « surenchère », après l’attentat de Carcassonne et de Trèbes. Le sénateur du Val-d’Oise répond également à Manuel Valls, partisan de l’interdiction du symbole salafiste. « Il faut du symbole, mais du symbole réaliste. »
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que l’opposition de droite et le Front national multiplient les reproches à l’égard du gouvernement, après les attentats dans l’Aude vendredi, le coordinateur national du Parti socialiste, a rappelé que  l’heure était au « recueillement » et à « l’hommage ».

« Ce qu’il serait intéressant, c’est de savoir sur quels faits elle se base », se demande le sénateur socialiste au sujet de Marine Le Pen qui met en cause la « défaillance » du gouvernement. « Expliquer qu’il y a un risque zéro serait mentir aux Français », poursuit l’élu du Val-d’Oise. Et de rappeler que les différents services « mènent des actions qui ont évité des attentats ».

« Nous ne sommes pas pour un Guantanamo à la française »

Aujourd’hui, ces critiques sonnent pour lui comme un mauvais procès. « Il y a déjà des choses qui se font aujourd’hui, ne laissons pas croire que rien ne se fait et que la France serait dans l’insécurité », tempère Rachid Temal.

La proposition du président des Républicains, Laurent Wauquiez, d’ « interner les plus dangereux » individus radicalisés, ne passe pas non plus. « Nous ne sommes pas pour un Guantanamo à la française. On l’a vu aux États-Unis, ça n’a mené à rien », rétorque le socialiste.

Interrogé sur la position de l’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls « d’interdire le salafisme », Rachid Temal partage là aussi son scepticisme :

« Il faut du symbole, mais du symbole réaliste. Est-ce que l’on pense sérieusement que décréter l’interdiction de telle ou telle école de pensée – aussi condamnable soit-elle – va régler le problème ? »

Du renseignement à la déradicalisation, le patron intérimaire du PS appelle les différents partis et les parlementaires à travailler de concert avec le gouvernement « pour améliorer notre système » de lutte antiterroriste.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le