Lutte antiterroriste : « Ne laissons pas croire que rien ne se fait », réagit Rachid Temal
Le coordinateur national du Parti nationaliste appelle Marine Le Pen à ne pas entrer dans la « surenchère », après l’attentat de Carcassonne et de Trèbes. Le sénateur du Val-d’Oise répond également à Manuel Valls, partisan de l’interdiction du symbole salafiste. « Il faut du symbole, mais du symbole réaliste. »

Lutte antiterroriste : « Ne laissons pas croire que rien ne se fait », réagit Rachid Temal

Le coordinateur national du Parti nationaliste appelle Marine Le Pen à ne pas entrer dans la « surenchère », après l’attentat de Carcassonne et de Trèbes. Le sénateur du Val-d’Oise répond également à Manuel Valls, partisan de l’interdiction du symbole salafiste. « Il faut du symbole, mais du symbole réaliste. »
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Alors que l’opposition de droite et le Front national multiplient les reproches à l’égard du gouvernement, après les attentats dans l’Aude vendredi, le coordinateur national du Parti socialiste, a rappelé que  l’heure était au « recueillement » et à « l’hommage ».

« Ce qu’il serait intéressant, c’est de savoir sur quels faits elle se base », se demande le sénateur socialiste au sujet de Marine Le Pen qui met en cause la « défaillance » du gouvernement. « Expliquer qu’il y a un risque zéro serait mentir aux Français », poursuit l’élu du Val-d’Oise. Et de rappeler que les différents services « mènent des actions qui ont évité des attentats ».

« Nous ne sommes pas pour un Guantanamo à la française »

Aujourd’hui, ces critiques sonnent pour lui comme un mauvais procès. « Il y a déjà des choses qui se font aujourd’hui, ne laissons pas croire que rien ne se fait et que la France serait dans l’insécurité », tempère Rachid Temal.

La proposition du président des Républicains, Laurent Wauquiez, d’ « interner les plus dangereux » individus radicalisés, ne passe pas non plus. « Nous ne sommes pas pour un Guantanamo à la française. On l’a vu aux États-Unis, ça n’a mené à rien », rétorque le socialiste.

Interrogé sur la position de l’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls « d’interdire le salafisme », Rachid Temal partage là aussi son scepticisme :

« Il faut du symbole, mais du symbole réaliste. Est-ce que l’on pense sérieusement que décréter l’interdiction de telle ou telle école de pensée – aussi condamnable soit-elle – va régler le problème ? »

Du renseignement à la déradicalisation, le patron intérimaire du PS appelle les différents partis et les parlementaires à travailler de concert avec le gouvernement « pour améliorer notre système » de lutte antiterroriste.

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