Macron à Sarcelles, là où « Madame Le Pen ne peut pas venir »
Emmanuel Macron est allé jeudi à la rencontre de militants associatifs de Sarcelles (Val-d'Oise), chaleureusement accueilli dans...

Macron à Sarcelles, là où « Madame Le Pen ne peut pas venir »

Emmanuel Macron est allé jeudi à la rencontre de militants associatifs de Sarcelles (Val-d'Oise), chaleureusement accueilli dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron est allé jeudi à la rencontre de militants associatifs de Sarcelles (Val-d'Oise), chaleureusement accueilli dans un quartier où selon lui "Madame Le Pen ne peut pas venir" car "elle veut" que ses habitants "s'en aillent".

"Madame Le Pen, elle, ne peut pas venir dans un quartier comme celui-ci. Car qu’est ce qu'elle veut ? Elle veut qu'ils s’en aillent, elle veut séparer la France, la casser en deux", a affirmé le candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle.

"Aujourd'hui il ya deux projets face à face: le projet de Marine Le Pen qui est celui d'une France refermée, fracturée, qui est celui de la trahison de la France", a poursuivi l'ancien ministre de l'Economie.

"Et de l'autre côté vous avez le projet que je porte qui est le projet républicain, patriotique, qui vise avec toutes les difficultés que cela comporte, que je mesure pleinement, à réconcilier ces France", a-t-il insisté.

"Car nous sommes tous et toutes Français et nous devons avec pragmatisme aider certains à réussir davantage, plus vite et plus fort et d’autres à +recoller+. Mais on ne réussira que tous ensemble, c’est le vrai choix du dimanche 7 mai", lors du deuxième tour du scrutin.

Durant une grosse heure sur place, M. Macron a échangé avec des responsables et des jeunes de l'association Sport dans la Ville, qui compte 32 centres dans des quartiers prioritaires, dans 25 villes en France.

Cette association accueille des enfants et adolescents pour faire du sport puis les emmène vers un projet de formation et d'insertion professionnelle, de 6 à 25 ans.

M. Macron en a profité pour rappeler quelques unes de ses mesures phares, comme sa promesse de réduire à 12 le nombre d'élèves par classe en CP et CE1 "dès la rentrée prochaine" en zone prioritaire, ou encore la création "d'emplois francs", c'est à dire un allègement de charges de 15.000 euros sur trois ans pour les embauches en CDI des habitant des mêmes quartiers.

"Il n’y a aucune loi, promesse, grande mesure qui permettra de régler le sujet", a ajouté M. Macron, en vantant "le travail que font au quotidien des associations comme celle que nous visitons, des élus de terrain, des engagés, des militants associatifs, des entreprises qui sont profondément citoyennes".

"Ce que je veux c’est pouvoir les aider et qu’on casse ces murets que l’on a mis dans nos têtes et nos représentations. Ici il y a de la réussite et des talents", a-t-il plaidé en appelant aussi à voir "ce qui fonctionne dans les quartiers" et à ne pas "décider collectivement que la parole politique ne vaut plus rien et qu’il n’y a donc qu’un camp qui triomphera, celui de la démagogie".

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron à Sarcelles, là où « Madame Le Pen ne peut pas venir »
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Macron à Sarcelles, là où « Madame Le Pen ne peut pas venir »
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le

Macron à Sarcelles, là où « Madame Le Pen ne peut pas venir »
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat, divisé, vide le texte de sa substance en rejetant l’article phare sur « l’aide à mourir »

Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le