Le président français Emmanuel Macron a achevé lundi par une descente du Gange haute en couleurs sa première visite d'État en Inde, qui marque...
Macron achève sur le Gange son voyage en Inde
Le président français Emmanuel Macron a achevé lundi par une descente du Gange haute en couleurs sa première visite d'État en Inde, qui marque...
Par Jérôme RIVET, Alexandre MARCHAND
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Le président français Emmanuel Macron a achevé lundi par une descente du Gange haute en couleurs sa première visite d'État en Inde, qui marque selon lui une "nouvelle étape" de la relation entre la France et le géant d'Asie du Sud.
"Ces trois jours ont consolidé la relation ancienne entre nos deux pays", s'est targué le chef de l'État, avant de s'envoler pour la France depuis Varanasi (Bénarès), l'une des plus anciennes villes du monde et l'un des lieux les plus sacrés de l'hindouisme.
Emmanuel Macron a passé son ultime journée dans la plaine du Gange, cœur de l'Inde hindiphone, où il a été accueilli par des dizaines de milliers de personnes dont il a salué "l'enthousiasme inédit".
Une foule multicolore a accompagné sa courte croisière en début d'après-midi sur ce fleuve sacré de l'hindouisme, une excursion orchestrée par le Premier ministre indien Narendra Modi qui l'a accompagné sur un bateau fleuri d'œillets oranges.
Danseurs, musiciens, ballons et drapeaux brandis par des écoliers: Varanasi s'était parée de ses plus beaux atours dans une ambiance sous haute sécurité.
Les ghats, célèbres escaliers tombant dans le Gange, avaient été pour l'occasion débarrassés des pèlerins, ascètes hindous et vaches errantes qui les peuplent habituellement. A leur place, des groupes folkloriques aux tenues chatoyantes animaient la courte croisière des deux dirigeants.
Emmanuel Macron a passé son ultime journée dans la plaine du Gange, cœur de l'Inde hindiphone, le 12 mars 2018.
POOL/AFP
Au-delà de son histoire et de son caractère religieux, Varanasi est aussi une vitrine des nationalistes hindous actuellement au pouvoir dans le pays, qui tentent d'en accaparer l'aura.
C'est dans cette circonscription que Narendra Modi s'était présenté en 2014 aux élections qui l'ont propulsé au pouvoir. Et c'est cette même ville qu'il entend faire entrer dans la modernité en l'érigeant en emblème de son programme "smart cities", censé créer les métropoles vertes et connectées de l'Inde de demain.
Durant les trois jours de la visite, le dirigeant nationaliste hindou n'a quasiment pas quitté le président français, multipliant les étreintes dont ils sont tous deux adeptes.
Épaule contre épaule, écharpe safran autour du cou, les deux dirigeants ont inauguré en début de journée une centrale de panneaux photovoltaïques de 100 MW à Mirzapur, à 50 kilomètres à l'ouest de Varanasi, construite par le groupe français Engie.
Cette centrale solaire "illustre parfaitement l'engagement que nous avons pris ensemble sur le plan international" en faveur de cette énergie verte, a déclaré le président français, au lendemain du sommet fondateur de l'Alliance solaire internationale qu'il a coprésidé à New Delhi.
- Nucléaire, Rafale, Bollywood -
Le Premier ministre indien et le président français, Narendra Modi et Emmanuel Macron, ont inauguré une centrale solaire dans l'Etat indien de l'Uttar Pradesh le 12 mars 2018.
POOL/AFP
Au cours de sa visite, Emmanuel Macron a multiplié les gestes et déclarations d'amitié envers l'Inde et son chef de gouvernement. Le président français affiche l'ambition de faire de la France la "porte d'entrée" du pays de la vache sacrée en Europe, profitant du vide laissé par le Brexit.
A l'occasion de cette visite, la France et l'Inde ont signé un pacte de coopération logistique dans l'océan Indien, région où la présence chinoise grandissante inquiète New Delhi.
MM. Modi et Macron ont aussi évoqué le délicat projet de construction d'une centrale nucléaire de six réacteurs de type EPR par le groupe français EDF à Jaitapur, sur la côte sud-ouest de l'Inde et ont dit leur souhait de voir les travaux commencer avant la fin de l'année.
Ce projet suscite une contestation locale en raison d'inquiétudes environnementales.
"Nous avons signé le maximum de ce que nous pouvions signer" au niveau gouvernemental, a affirmé Emmanuel Macron, renvoyant la suite du dossier aux entreprises concernées.
Si aucune annonce majeure de ventes d'armes n'a été faite, Paris entend bien poursuivre sur sa lancée après le contrat de 36 avions de chasse Rafale achetés par New Delhi en 2016.
"La question des volumes à venir dépendra davantage de sujets politiques domestiques que de logiques industrielles", a estimé Emmanuel Macron, en référence à la vive polémique soulevée par le Parti du Congrès (opposition) autour du coût d'achat des chasseurs français.
Sur le plan culturel, le président français souhaite inciter Bollywood à tourner davantage en France, le cinéma étant une vitrine susceptible de doper le tourisme indien dans l'Hexagone.
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.