Macron appelle à ne pas oublier la mémoire des victimes du terrorisme
Le président Emmanuel Macron a appelé mercredi à "se souvenir des visages" des Français et des Européens tués dans des attentats, en présidant...

Macron appelle à ne pas oublier la mémoire des victimes du terrorisme

Le président Emmanuel Macron a appelé mercredi à "se souvenir des visages" des Français et des Européens tués dans des attentats, en présidant...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président Emmanuel Macron a appelé mercredi à "se souvenir des visages" des Français et des Européens tués dans des attentats, en présidant la cérémonie de la première Journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme aux côtés du roi d'Espagne.

"La Nation entoure les familles de ceux qui sont tombés", a affirmé le chef de l'Etat qui s'exprimait sur l'esplanade du Trocadéro, devant la Tour Eiffel, où avaient pris place quelque 900 personnes, dont des victimes et des proches de victimes.

Ce nombre avait été réduit pour ne pas dépasser les 1.000 personnes afin de respecter les consignes prises dans le cadre de la crise du coronavirus.

Face à des terroristes qui cherchent à "supprimer jusqu'aux traces même des existences", "nous nous souviendrons des visages", "nous nous rappellerons sans cesse le son des voix, les éclats de rire, mais aussi les talents, les espoirs et les rêves" des victimes, a déclaré Emmanuel Macron.

Le président Emmanuel Macron s'exprime le 11 mars 2020 lors de la première Journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme
Le président Emmanuel Macron s'exprime le 11 mars 2020 lors de la première Journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme
AFP

S'exprimant avant lui, le roi d'Espagne Felipe VI a également affirmé que "la mémoire était indispensable pour combattre le terrorisme" et a exprimé "le sentiment inconditionnel de solidarité avec les victimes" du terrorisme, "avec leur douleur et leur mémoire". "Ni la barbarie ni la haine ne triompheront", a-t-il assuré en concluant un discours prononcé en français.

"Il est important pour les victimes d'entendre l'Espagne et la France faire vivre leur mémoire, l'oubli serait une deuxième mort", a commenté auprès de l'AFP Arthur Dénouvaux, président de l'association de victimes des attentats de novembre 2015 LifeforParis, présent à la cérémonie.

Pour Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l’AFVT (Association française des victimes du terrorisme), "c'était une cérémonie émouvante qui récrée le lien entre les victimes, la nation et l'Europe".

La cérémonie de la Journée nationale "se tiendra chaque année dans une ville différente", a par ailleurs indiqué Emmanuel Macron, qui s'exprimait devant les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, le commissaire européen à la Justice, le Belge Didier Reynders, et plusieurs membres du gouvernement dont Edouard Philippe.

Cette journée, prévue par un décret de novembre, aura désormais lieu chaque année le 11 mars, date anniversaire des attentats de Madrid de 2004, les plus meurtriers en Europe depuis 1988 (191 morts). Cette date a aussi été choisie en référence à la Journée européenne des victimes du terrorisme qui a déjà lieu le 11 mars.

La cérémonie du Trocadero a été "co-construite avec neuf associations de victimes", selon l'Elysée, qui veut "n'oublier aucune victime depuis 1974", date de l'attentat de Carlos au Drugstore Publicis.

Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que le projet d'un musée-mémorial des victimes du terrorisme "sera mené à son terme". "Il est temps désormais de concrétiser", a ajouté le président, qui avait annoncé en septembre 2019 la création de ce musée "unique au monde" que prépare une mission présidée par l'historien Henry Rousso.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le