Macron appelle les Français à « renouer avec le goût du risque » en 2018
2018 "ne peut pas être l'année des divisions et des petits calculs", a déclaré mardi Emmanuel Macron, en appelant les Français à "retrouver le...

Macron appelle les Français à « renouer avec le goût du risque » en 2018

2018 "ne peut pas être l'année des divisions et des petits calculs", a déclaré mardi Emmanuel Macron, en appelant les Français à "retrouver le...
Public Sénat

Par Laurence BENHAMOU et Jérôme RIVET

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

2018 "ne peut pas être l'année des divisions et des petits calculs", a déclaré mardi Emmanuel Macron, en appelant les Français à "retrouver le goût du risque" pour mener "la nécessaire transformation" du pays.

S'exprimant devant 800 personnes invitées à l’Élysée pour les vœux aux "corps constitués et aux forces vives de la Nation", le chef de l’État a prôné "la responsabilité commune" en "ce temps de doute, de colère, d'impatience que traverse notre pays".

L'année 2018 "ne peut pas être l'année des divisions, des petits calculs (...) et du luxe d'un retour à la normale", a-t-il lancé. "Le retour à la normale n'existe pas" dans "un pays qui, depuis trois décennies et même davantage, vit avec le chômage de masse, vit avec la peur du déclassement pour les classes moyennes.

Il s'exprimait alors que le gouvernement est confronté à une série de mouvements sociaux dans les prisons, les hôpitaux et les maisons de retraite, mais aussi à une baisse dans les sondages et à des élections législatives délicates pour La République en marche, le parti majoritaire.

Mais, pour Emmanuel Macron, "notre responsabilité, c'est de ne rien relâcher de l'effort (...) et de la nécessaire transformation".

Appelant à "ne jamais céder aux passions tristes de notre temps", il a donc exhorté les Français à "renouer avec le goût du risque et renoncer à la peur de l'échec". "Nous ne sommes pas une Nation d'assis, faites par des femmes et des hommes qui n'ont pas osé. Au contraire", selon lui.

"Nos concitoyens ont besoin de héros du quotidien qui donnent à rêver. Qu'ils soient boulangers, instituteurs ou aide-soignants, ils sont les détenteurs d'une part de l'énergie de la Nation", a-t-il encore dit.

Parmi les 800 invités à l’Élysée, figuraient une cinquantaine de "héros de 2017" venus de toute la France, "des héros du quotidien, de l'ombre qui se sont illustrés par leur exemplarité, leurs initiatives ou leur courage" selon la présidence.

- 'Chambre du futur' -

Le président Emmanuel Macron devant 800 personnes invitées à l’Élysée pour les vœux aux
Le président Emmanuel Macron devant 800 personnes invitées à l’Élysée pour les vœux aux "corps constitués et aux forces vives de la Nation", le 30 septembre 2018
POOL/AFP

Venue de Bretagne, Nolwenn Febvre a été conviée après avoir créé Les P'tits Doudous, une association du CHU de Rennes qui "améliore le vécu des enfants devant être opérés". Elle travaille aujourd'hui auprès de 20.000 enfants par an dans une quarantaine d'établissements en France. "Être ici est une vraie reconnaissance de notre projet. On en a besoin car ce n'est pas facile de bouger les lignes, de s'engager", a-t-elle expliqué dans la cour de l’Élysée.

Dans son discours, qui ne comportait pas d'annonces importantes, Emmanuel Macron a indiqué vouloir réduire de "quasi la moitié" le nombre des membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese), souhaitant le transformer en une "chambre du futur" qui éclairera le gouvernement sur l'impact des projets de loi. Elle deviendra aussi "le réceptacle des pétitions citoyennes" lorsque celles-ci "franchiront un seuil, par exemple celui de 500.000 signatures".

Il a par ailleurs assuré que le projet de créer un service national universel verrait bien le jour en dépit des doutes. Un groupe de travail va entamer "des travaux de préfiguration" et rendra "ses conclusions en avril", a-t-il indiqué en se disant prêt à modifier la constitution si nécessaire. Ce service va donner "à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel", selon lui.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Exclusive Olivier Faure with staff at the Socialist Party s summer university
7min

Politique

Retraite à 62 ans, 900 euros de plus pour les bas salaires, économies réduites à 21 milliards d’euros : « L’autre chemin » du PS pour le budget

Le Parti socialiste a présenté, lors de son université d’été à Blois, ses contre-propositions budgétaires. Entre hausse d’impôts pour les très riches et baisse des aides aux entreprises, le PS veut étaler l’effort de réduction du déficit. En cas de nomination à Matignon d’un premier ministre de gauche, Olivier Faure espère pouvoir passer des compromis pour adopter ce budget. Et si Emmanuel Macron lui proposait, on comprend qu'il ne dirait pas « non »...

Le

Macron appelle les Français à « renouer avec le goût du risque » en 2018
7min

Politique

A Blois, le PS d’Olivier Faure « prêt » à entrer à Matignon

La rentrée politique des socialistes s’est transformée en démonstration de l’unité de la gauche, hors LFI, avec qui la rupture est consommée. « Nous sommes volontaires pour être les suivants », a lancé le numéro 1 du PS, Olivier Faure. « Maintenant, il doit nous laisser nous y coller. Ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron », demande la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier.

Le

SIPA_01165078_000044
6min

Politique

Municipales à Paris : après l’investiture de Rachida Dati, le dilemme de Renaissance

Les Républicains ont évité une guerre fratricide, en soutenant officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. La liste de la ministre de la Culture devra comporter une majorité de candidats LR de quoi laisser ouverte l’hypothèse d’une liste d’union avec les macronistes parisiens, qui ne se bousculent pas pour apporter leur soutien à la maire du VII arrondissement de Paris.

Le