Le président Emmanuel Macron a déclaré vendredi à Athènes "assumer" ses propos polémiques tenus fin août sur la France qui "n'est pas un pays qui se réforme".
S'exprimant devant la communauté française à l'Ecole (d'archéologie) française d'Athènes, M. Macron s'est référé à ses déclarations du 24 août à Bucarest, où il avait dit: "la France n'est pas réformable" et "les Français détestent les réformes".
"Je l'ai souvent dit et je le disais il y a quelques semaines en Roumanie. D'aucuns faisaient semblant de découvrir cette forme de provocation que j'assume. La France n'est pas un pays qui se réforme", a-t-il déclaré au second jour de sa visite d'Etat en Grèce. "Il ne se réforme pas (...) parce qu'on se cabre, on résiste, on contourne. Nous sommes ainsi faits".
Pour M. Macron, l'heure n'est de toutes façons plus aux réformes, "mais à une transformation profonde" de la France, via notamment sa politique en matière du droit du travail. "Nous allons le faire sans brutalité, avec calme, avec explication, avec sens", a-t-il ajouté.
"Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d'avoir, chaque jour, la même détermination", a conclu le président français en s'adressant à ses concitoyens réunis dans le jardin de l'école.
Ces propos, sans évoquer de cibles spécifiques, ont suscité de vives réactions.
Le président français Emmanuel Macron, le 8 septembre 2017 à Athènes
AFP
"+Fainéants, cyniques, extrêmes+ le président insulte ceux qui s'opposent à sa politique. Décidément Emmanuel Macron n'aime pas les Français", a tweeté le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.
"Maintenant c’est clair : le président Emmanuel Macron n’aime pas les Français. Il ne les aime vraiment pas", a aussi commenté Jean-Luc Mélenchon, sur sa page Facebook. Pour le leader de La France insoumise, le chef de l’État a "pris l’habitude" de dire du mal des Français. "Et de le faire devant des étrangers et depuis l’étranger ! Double impudence, double offense !".
"Décidément chez Macron l'insulte au peuple est une deuxième nature", a tweeté de son côté le vice-président du FN, Florian Philippot.
"Dans son discours le président de la République a rappelé quels étaient les défis et les réformes nécessaires pour le pays. Il a conclu en rappelant sa détermination à agir face à tous les conservatismes qui ont empêché la France de se réformer", a commenté l'Elysée.
M. Macron, en baisse actuellement dans les sondages, a terminé dans l'après-midi sa visite en Grèce, où il a plaidé pour une "refondation démocratique" de l'Europe et appelé les groupes français à investir en Grèce pour profiter du retour de la croissance.
Il a décollé pour Evian (Haute-Savoie), où il devait participer dans la soirée aux Rencontres franco-allemandes, tandis que son épouse Brigitte est rentrée en France par le Falcon de secours.
Auparavant, le couple s'était fait déposer place Syntagma, en plein Athènes, où ils ont remonté à pied une rue commerçante jusqu'à la cathédrale, rencontrant le cosmopolite d'Athènes.
Leur promenade encadrée d'officiers de sécurité, Mme Macron en robe bleu vif sans manches et talons hauts, n'est pas passée inaperçue, la visite présidentielle française faisant la une des médias grecs depuis jeudi. Le couple s'est prêté volontiers aux photos et aux selfies avec les passants.
L'ouragan Irma a été évoqué à plusieurs reprises par M. Macron au cours de cette visite. Vendredi, il a réaffirmé que la France apportait "tout son soutien" aux victimes dans les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin, où il entend se rendre prochainement.
En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.
Au cours d’une conférence de presse organisée ce 1er juillet, ce groupe pluriel, le plus ancien du Sénat, a indiqué qu’il visait au minimum la stabilité de ses effectifs lors du renouvellement partiel du Sénat, le 27 septembre prochain.