Macron au Congrès: les députés Insoumis boycotteront « le monarque »
Les députés du groupe de La France insoumise ont confirmé mardi qu'ils boycotteraient le Congrès convoqué lundi à Versailles, a...

Macron au Congrès: les députés Insoumis boycotteront « le monarque »

Les députés du groupe de La France insoumise ont confirmé mardi qu'ils boycotteraient le Congrès convoqué lundi à Versailles, a...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les députés du groupe de La France insoumise ont confirmé mardi qu'ils boycotteraient le Congrès convoqué lundi à Versailles, a indiqué Éric Coquerel, expliquant qu'ils refusent d'entendre "le monarque", Emmanuel Macron, et de débattre en son absence.

"Le monarque Emmanuel Macron recevra de nouveau les représentants du peuple à Versailles. Ils auront le droit d'écouter sa majesté et de lui répondre une fois qu'il sera parti. Ce nouveau monde a tout de l'ancien régime et rien de la République. Ce sera sans nous", a indiqué le député sur Twitter, après la décision du groupe dans la matinée.

Alexis Corbière (LFI) avait déjà laissé entendre lundi qu'une telle décision serait prise, dénonçant l'exercice du discours du "monarque présidentiel" devant le Congrès, sans interpellation possible des parlementaires. Il avait remis fortement en question sa présence pour ne pas "être un pot de fleurs de la communication présidentielle".

Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le chef de l’État peut prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies et "sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote".

Les 17 députés du groupe piloté par Jean-Luc Mélenchon avaient déjà refusé de se rendre au Congrès l'an dernier pour écouter le discours du chef de l’État, dénonçant là aussi la "monarchie présidentielle". Lors de cette réunion, le 3 juillet 2017, Emmanuel Macron avait fixé le cap de son action pour le quinquennat, annonçant notamment la réforme des institutions.

Les parlementaires communistes, qui avaient aussi boycotté la rencontre, ont en revanche confirmé leur présence cette année mais ils prêteront auparavant "le serment de défendre une République démocratique", devant la salle du Jeu de paume, et appelleront à "un référendum" sur la réforme des institutions.

De son côté, la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) et député du Pas-de-Calais, Marine Le Pen a indiqué qu'elle serait au Congrès. M. Macron "est le président de la République et nous sommes la représentation nationale. Par conséquent il est utile que nous ayons à entendre ce qu'il va nous dire", a-t-elle déclaré mardi sur CNews, mais elle craint un "plaidoyer" d'Emmanuel Macron "pour l'Europe fédérale" et "la mondialisation sauvage".

Que le chef de l’État s'exprime devant le Congrès "une fois par an, ça n'est pas un abus", a estimé le président des députés MoDem, Marc Fesneau, interrogé par la presse.

"C'est constitutionnel, issu de la réforme de Nicolas Sarkozy de 2008" et "c'est très bien que l'on puisse faire un point d'étape" avec Emmanuel Macron, que ces discours ne soient "pas réservés aux moments de crise", a ajouté M. Fesneau, allié de la majorité, en référence à l'allocution de François Hollande après les attentats de novembre 2015.

Au lendemain de la réunion du Congrès, débutera à l'Assemblée l'examen dans l'hémicycle du projet de loi constitutionnelle "pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace".

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Macron au Congrès: les députés Insoumis boycotteront « le monarque »
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le