Visite d'un lycée et échange avec des élèves, déplacement dans un quartier de "reconquête républicaine" au contact des habitants et des forces de l'ordre... Emmanuel Macron a voulu vendredi parler de "la Nouvelle-Calédonie d'aujourd'hui", alors qu'une marche bleu-blanc-rouge était programmée par des non-indépendantistes.
Cette marche, organisée à l'appel des formations les plus à droite de la droite non-indépendantiste de l'archipel, entendait "montrer au président de la République (...), que la majorité des Calédoniens veut rester dans la France" et dénoncer une visite présidentielle trop orientée vers l'identité kanak à leur goût.
Le chef de l'Etat a lui choisi cette journée pour aller à la rencontre de "la Nouvelle Calédonie d'aujourd'hui", comme il l'a dit dès son arrivée jeudi à l'aéroport, avant une ultime phase mémorielle samedi.
Il s'agit pour lui de "mesurer ce qu'est ce pays, rencontrer le peuple premier (les Kanak)" et les autres populations qui font la diversité du territoire, a expliqué jeudi le Haut-commissaire Thierry Lataste, lors d'une cérémonie d'accueil au Sénat coutumier.
M. Macron s'est rendu dans la matinée dans la province nord (47.000 habitants), dirigée par Paul Néaoutyine, chef de file de l’UNI-Palika (Union nationale pour l’indépendance), pour y rencontrer les élus de l'assemblée de la province.
Le président Emmanuel Macron visite un lycée à Kone, le 4 mai 2018 en Nouvelle-Calédonie
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L'objectif était aussi de visiter le lycée agricole et général Michel Rocard, à Pouembout, dont la création et l'implantation dans le nord "résultent des accords de Matignon de 1988", explique l'Elysée. Emmanuel Macron a voulu échanger avec les élèves de l'internat qui, avec ses 480 places, est le plus important de Nouvelle-Calédonie.
Dans l'après-midi, un "signal" devait être donné en matière de sécurité, avec un déplacement dans le quartier de Montravel, Pierre-Lenquette, Tindu, quartier dit de "reconquête républicaine" au nord de Nouméa, où le chef de l'Etat, friand de bains de foule, a prévu de discuter avec les habitants,les commerçants ainsi qu'avec la police, la gendarmerie, pour évoquer les enjeux de la police de sécurité du quotidien (PSQ).
- Hausse de la délinquance -
Fiche et chronologie sur la Nouvelle-Calédonie
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La Nouvelle-Calédonie a en effet été retenue pour expérimenter dans les quartiers populaires au nord de la capitale calédonienne, où vivent 14.000 personnes, ce dispositif de police de sécurité du quotidien, engagement de campagne du président de la République.
Alors qu'un référendum sensible sur l'indépendance se tiendra en novembre, des craintes se font jour dans la population sur une recrudescence des violences et de la délinquance de proximité.
Vendredi soir, une séquence plus internationale, liée à la problématique du changement climatique, est programmée au siège de la Communauté du Pacifique, à Nouméa, où le chef de l’Etat participera au dîner de clôture avec les chefs d’Etat et de gouvernement des diverses îles et territoires de cette région particulièrement menacée.
"Un moment important de ce déplacement, qui montre la force dans le Pacifique de la France", a dit Emmanuel Macron à son arrivée à Nouméa. En Australie, où il s'est rendu de mardi à jeudi, il avait déjà longuement insisté sur la nécessité de renforcer la place de la France dans cette région du monde.
Emmanuel Macron est toutefois surtout attendu samedi sur la partie mémorielle de son séjour. Il doit notamment se rendre à Ouvéa pour les 30 ans de l'assaut meurtrier contre la grotte où des indépendantistes retenaient des gendarmes en otages et remettre symboliquement au gouvernement calédonien l'acte de prise de possession de la Nouvelle-Calédonie "au nom de la France et de l'empereur" Napoléon III, datant de 1853, avant un "grand discours", juste avant son retour en métropole.
Alors que le RN tient son congrès au Zénith d’Orléans ce samedi, 12 000 à 26 000 personnes ont manifesté contre l’extrême droite. Au lendemain de l’attentat terroriste raciste à Trappes, la gauche politique et syndicale assume le front antifasciste. Le RN, de son côté, dénonce une atteinte à la démocratie et au pluralisme.
Public Sénat propose, en ligne dès ce 24 octobre, le premier épisode de « Cap sur l’Élysée », série documentaire inédite qui suivra la campagne présidentielle jusqu’au scrutin. Le premier épisode est disponible en intégralité sur publicsenat.fr, une semaine avant sa diffusion télévisée, le samedi 31 octobre à 21h sur le canal 8 de la TNT.
20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.
Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.