Macron au Sénat : un fait rare pour un Président, mais pas une première
Emmanuel Macron sera au Sénat le 17 juillet pour la conférence des territoires. La présence d’un président de la République dans l’une des assemblées est un événement exceptionnel. Mais il n’est pas le premier chef de l’Etat en exercice à passer la porte du Palais du Luxembourg.

Macron au Sénat : un fait rare pour un Président, mais pas une première

Emmanuel Macron sera au Sénat le 17 juillet pour la conférence des territoires. La présence d’un président de la République dans l’une des assemblées est un événement exceptionnel. Mais il n’est pas le premier chef de l’Etat en exercice à passer la porte du Palais du Luxembourg.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Fait exceptionnel, Emmanuel Macron sera présent au Sénat lundi 17 juillet pour la conférence des territoires (voir notre article). Il s’exprimera devant les associations d’élus, mais aussi les sénateurs présents. Si la venue du président de la République à l’Assemblée ou au Sénat est très rare, du fait de la séparation des pouvoirs exécutif et législatif, elle n’est en réalité pas interdite. C’est même déjà arrivé.

Selon la Constitution, le président de la République ne peut communiquer avec les deux assemblées que par des messages qu’il fait lire, ou directement en réunissant le Parlement en Congrès, comme la semaine dernière à Versailles. Le chef de l’Etat ne peut en revanche pas se rendre dans l’hémicycle. Du moins théoriquement. Car il fallait bien une exception qui confirme la règle. En 1975, Valéry Giscard d’Estaing y était bien présent pour le centenaire du Sénat. Mais l’hémicycle est alors « banalisé », c'est-à-dire vidé de ses symboles de chambre législative. Le plateau, où s’installe le président de la Chambre haute lors des séances, est même enlevé pour l’occasion et remplacé par une estrade avec des plantes vertes…

L’événement est immortalisé par cette photo des archives du Sénat (voir ci-dessus), avec Jacques Chirac aux côtés de VGE et d’Alain Poher, président à l’époque du Sénat (à retrouver sur le site du Sénat).

D’autres Présidents sont ensuite venus à leur tour au Palais du Luxembourg, mais sans passer par l’hémicycle. En 1991, François Mitterrand viendra pour s’exprimer sur la guerre du Golfe. Sur une photo (à voir ici), on le voit dans la salle des conférences, qui jouxte l’hémicycle. Nicolas Sarkozy passera lui la porte du Sénat en 2009 pour rencontrer la présidente ukrainienne.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le