Macron aux grévistes: « je crois qu’il est bon de savoir faire trêve »
Emmanuel Macron a estimé samedi depuis Abidjan qu'il était "bon de savoir faire trêve", appelant les grévistes français opposés à...

Macron aux grévistes: « je crois qu’il est bon de savoir faire trêve »

Emmanuel Macron a estimé samedi depuis Abidjan qu'il était "bon de savoir faire trêve", appelant les grévistes français opposés à...
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Emmanuel Macron a estimé samedi depuis Abidjan qu'il était "bon de savoir faire trêve", appelant les grévistes français opposés à la réforme des retraites "à l'esprit de responsabilité" et souhaitant que "triomphe l'intelligence collective".

"Les mouvements de grève se justifient, ils sont constitutionnellement protégés. Mais je crois qu'il est des moments dans la vie d'une nation où il est bon aussi de savoir faire trêve pour respecter les familles et la vie des familles", a souligné le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse au côté de son homologue ivoirien, alors que le premier week-end des vacances de Noël était marqué par de nouvelles perturbations importantes dans les transports.

"Chacun comprendra que la trêve ne veut pas dire l'acceptation ou l'abandon. Mais simplement l'esprit de responsabilité est le respect dû aux Françaises et Français qui parfois sont séparés et veulent se retrouver en ce moment de fête", a ajouté le président Macron en répondant - fait rare - à une question concernant l'actualité française à l'occasion d'un déplacement à l'étranger.

"Je souhaite que l'intelligence collective triomphe", a encore dit le chef de l'Etat, assurant qu'"il n'y aura pas de trêve pour le gouvernement pendant cette période compte-tenu de nos engagements et de l'importance de la situation".

Un temps espérée par le gouvernement, une trêve de Noël dans le mouvement lancé il y a 17 jours contre la réforme des retraites ne s'est pas matérialisée.

Le système de retraite est un sujet éminemment sensible en France, la population restant attachée à un système par répartition jusqu'à présent réputé comme l'un des plus protecteurs au monde.

L'exécutif promet un dispositif "plus juste", quand les opposants à la réforme redoutent une "précarisation" des retraités, avec un départ plus tardif et des pensions plus basses.

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