Macron contre les gaz de schiste et pour un médiateur sur ND-des-Landes
Emmanuel Macron s'est dit opposé à l'exploitation des gaz de schiste et aux forages en mer et s'est engagé à nommer un ...

Macron contre les gaz de schiste et pour un médiateur sur ND-des-Landes

Emmanuel Macron s'est dit opposé à l'exploitation des gaz de schiste et aux forages en mer et s'est engagé à nommer un ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron s'est dit opposé à l'exploitation des gaz de schiste et aux forages en mer et s'est engagé à nommer un "médiateur" dans le dossier Notre-Dame-des-Landes, lors d'un entretien filmé sur Facebook organisé jeudi par le WWF.

Le candidat d'En marche! à la présidentielle, qui était le premier à se soumettre aux questions de l'ONG de défense de l'environnement, a jugé nécessaire "une vraie stratégie sur la sortie des fossiles" pour être "cohérent" avec l'accord de Paris sur le climat.

"Je n'en donnerai plus", a-t-il dit au sujet des permis d'exploitation d'hydrocarbures (gaz ou pétrole), notamment pour des forages pétroliers au large de la Guyane ou pour des recherches de gaz de schiste dans l'Hexagone.

L'ex-ministre de l’Économie, qui répondait à des questions envoyées au WWF par des internautes, s'est aussi engagé à fermer la poignée de centrales à charbon encore en activité en France, avec "des mesures d'accompagnement" pour l'emploi local.

Sur le projet controversé d'un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, il s'est montré ouvert à l'étude d'une modernisation de l'aéroport actuel.

"Aujourd'hui, on ne lancerait pas un projet du type de Notre-Dame-des-Landes", a-t-il concédé, tout en disant ne pas vouloir "écarter" le résultat de la consultation publique de l'an dernier, qui a débouché sur un avis favorable au projet.

Dans les six mois suivant son éventuelle élection à l'Elysée, il a dit vouloir nommer "un médiateur" pour qu'on "regarde en parallèle (...) le projet Nantes-Atlantique", l'actuel aéroport qui pourrait être modernisé.

Dans ce dossier, le candidat souhaite "une dernière fois, regarder les choses" en termes "économiques, environnementaux, d'empreinte carbone, de capacité à développer".

Il a écarté l'idée d'une évacuation des opposants à un nouvel aéroport: "Je ne veux pas d'évacuation (...) il n'y aura pas de brutalité".

Dans un communiqué, Bruno Retailleau, le filloniste président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire, l'a qualifié de "prince de l'ambiguïté" sur le sujet.

Au sujet de la production électrique du pays, M. Macron entend garder le cap de la loi sur la transition énergétique qui prévoit une forte baisse de la part du nucléaire. "Il n'est pas bon d'avoir 75%" de l'électricité d'origine nucléaire, a-t-il jugé.

Il n'a toutefois rien dit sur la fermeture de centrales, en plus de celle, prévue, de Fessenheim, évoquant plusieurs "incertitudes".

Afin de respecter l'objectif de 32% d'énergies renouvelables en 2030 dans la consommation d'électricité, il souhaite "donner une visibilité entière" avec un calendrier d'appels d'offre à hauteur de "30 milliards d'euros en cinq ans".

"Je lancerai des appels d'offres pour la production de 26.000 mégawatts en capacité, l'équivalent de six réacteurs", a-t-il assuré.

Concernant le diesel, il veut poursuivre et aboutir à la convergence de la fiscalité entre essence et gasoil, mais aussi davantage aider les particuliers qui achèteraient un véhicule propre (électrique, hybride) en échange d'un vieux diesel. Et ce avec une prime supplémentaire à la conversion de "1.000 euros", valable pour "l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion".

Enfin, le fondateur d'En marche! souhaite maintenir l'interdiction des néonicotinoïdes en 2020, soutenir "la transformation" et "la montée en gamme" du modèle agricole et rénover 500.000 logements par an grâce notamment à des aides directes.

Devant la presse, à son QG, M. Macron a reconnu que son projet environnemental "a mis du temps" à émerger, mais qu'il est maintenant "sur la table". L'environnement n'est pas une case à "cocher", mais "un élément de cohérence" de son projet global, a-t-il expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le