Macron et Sarkozy aux Glières, haut lieu symbolique de la Résistance
Emmanuel Macron sera rejoint dimanche par Nicolas Sarkozy sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, pour commémorer le 75e anniversaire des...

Macron et Sarkozy aux Glières, haut lieu symbolique de la Résistance

Emmanuel Macron sera rejoint dimanche par Nicolas Sarkozy sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, pour commémorer le 75e anniversaire des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron sera rejoint dimanche par Nicolas Sarkozy sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, pour commémorer le 75e anniversaire des combats au cours desquels une centaine de maquisards furent tués en 1944 par des soldats allemands et des miliciens français.

Le chef de l'Etat et l'ancien président, qui s'est rendu sur place à de nombreuses reprises durant son quinquennat, participeront à la cérémonie d'hommage qui se tiendra dans la matinée à la nécropole nationale de Morette.

Après une allocution à la nécropole, Emmanuel Macron, qui sera accompagné des ministres Jean-Michel Blanquer et Geneviève Darrieussecq, se rendra sur le plateau où a été érigé en 1973 un monument national à la Résistance, avant de déjeuner avec des élus.

Le déplacement pourrait être perturbé par des "gilets jaunes" de la région qui, sur les réseaux sociaux, réfléchissent à la manière de mener une action commune aux Glières.

Des comédiens représentent un groupe de maquisards au plateau des Glières, en juillet 2018
Des comédiens représentent un groupe de maquisards au plateau des Glières, en juillet 2018
AFP/Archives

Ce haut plateau calcaire situé dans le massif des Bornes à 1.450 mètres d'altitude est un haut lieu symbolique de la Résistance, malgré une récente remise en cause de l'ampleur de la bataille qui s'y est jouée.

Lieu difficile d'accès, les Glières étaient pour la Résistance locale le lieu idéal pour recevoir des parachutages d'armes des alliés.

Mais le 31 janvier 1944, le gouvernement de Vichy, sur l'injonction des autorités allemandes, décide d'en finir avec la Résistance et met le département en état de siège.

Le 26 mars 1944, une attaque mobilise soldats allemands et miliciens français avec des moyens disproportionnés face aux 465 maquisards présents sur le Plateau.

Ces derniers reçoivent l'ordre de "décrocher" du plateau dans la soirée.

Nicolas Sarkozy au mémorial des Glières en mars 2018
Nicolas Sarkozy au mémorial des Glières en mars 2018
POOL/AFP/Archives

Mais 129 maquisards et 20 résistants des vallées ne peuvent échapper à l'encerclement: 124 sont tués lors du combat ou fusillés, 9 disparaissent et 16 mourront en déportation.

A partir de ce moment, la bataille des Glières devient, grâce à la radio de Londres, le symbole de la Résistance française.

Cette version est contestée par certains historiens. Selon Claude Barbier qui a eu accès à des archives inexploitées et écrit une thèse en 2011 sur le sujet, "il n'y a pas eu de bataille à Glières" mais une répression féroce de la part des soldats allemands et des forces de Vichy sur des maquisards en repli, affamés et exténués.

Un Monument national à la Résistance, oeuvre en béton du sculpteur Émile Gilioli, représentant un oiseau à l'aile droite amputée, a été inauguré le 2 septembre 1973 par André Malraux, ancien ministre du général de Gaulle et ancien résistant.

François Mitterrand s'est rendu sur le plateau en avril 1994 pour le 50e anniversaire des combats. Nicolas Sarkozy y fit une halte en 2007 à la veille de l'élection présidentielle puis s'y est rendu tous les ans durant son quinquennat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron et Sarkozy aux Glières, haut lieu symbolique de la Résistance
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Macron et Sarkozy aux Glières, haut lieu symbolique de la Résistance
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Macron et Sarkozy aux Glières, haut lieu symbolique de la Résistance
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le