Macron « favorable » à une mention de la Corse dans la Constitution, contre la co-officialité de la langue
Le président Emmanuel Macron s'est déclaré mercredi à Bastia "favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution",...

Macron « favorable » à une mention de la Corse dans la Constitution, contre la co-officialité de la langue

Le président Emmanuel Macron s'est déclaré mercredi à Bastia "favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution",...
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Le président Emmanuel Macron s'est déclaré mercredi à Bastia "favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution", l'une des principales revendications des nationalistes, mais il s'est dit opposé à leurs autres exigences sur la co-officialité de la langue corse et l'octroi d'un statut de résident.

"Je suis favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution", a dit le chef de l'Etat appelant les élus insulaires à débattre de ce projet "dans le mois qui vient", avant sa discussion au printemps dans le cadre du projet de révision constitutionnelle sur la réforme des institutions.

Ce serait "une manière de reconnaître son identité et de l'ancrer dans la République", a estimé le président dans un discours prononcé à l'issue de sa visite de deux jours en Corse.

Après cette concession aux revendications nationalistes, le président a opposé une fin de non-recevoir à la co-officialité de la langue corse et au statut de résident. Il s'est dit "tout à fait favorable à l'esprit du bilinguisme", mais contre la "co-officialité" de la langue corse, affirmant: "dans la République française, il y a une langue officielle, le français".

"Jamais je ne pourrai accepter qu'on réserve tel ou tel emploi à celui qui parle corse, car là ce serait un moins", a-t-il poursuivi.

De même, a-t-il indiqué, "la mise en oeuvre d'un statut de résident" en Corse n'est "pas la bonne réponse" aux problèmes immobiliers sur l'île. "Aujourd'hui, quand les prix montent et que les terrains sont vendus, ce sont rarement des gens qui ne sont pas corses qui en profitent", a déclaré le chef de l'Etat qui s'est engagé à "favoriser la construction de logements" et à "simplifier les règles d'urbanisme", face à des "contraintes parfois exorbitantes" liées à la spécificité géographique de l'île.

Il a également promis de simplifier la réglementation pour mettre fin aux "situations ubuesques" liées à la loi littoral. "La priorité doit porter sur la protection des littoraux et des montagnes", a expliqué le chef de l'Etat. "Je vous donnerai la possibilité d'adapter ces réglementations pour qu'elles soient plus intelligentes", a assuré M. Macron.

Sur la fiscalité, il a prévenu que si "des formes de fiscalité locale" pouvaient être développées, elles s'accompagneraient de "baisses de dotation parallèles", assurant qu'"il n'y a(vait) pas de finances magiques".

"Comment souhaiter une autonomie fiscale et en même temps demander encore plus à la solidarité nationale? Comment vouloir que la ressource fiscale soit affectée à un territoire et demander la solidarité nationale pour la dotation? Ca n'existe pas", a déclaré le chef de l'Etat.

"La Corse est au coeur de la République, elle doit construire son avenir au sein de la République", a-t-il réaffirmé, comme la veille lors de l'hommage rendu au préfet Claude Erignac, assassiné il y a vingt ans à Ajaccio par un commando nationaliste.

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