Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan et Nathalie Arthaud ont dépassé le seuil des 500 parrainages requis pour se présenter à l'élection présidentielle, déjà franchi par François Fillon, selon un nouveau décompte publié mardi par le Conseil constitutionnel.
Au total, 7.781 parrainages d'élus ont déjà été validés par le Conseil constitutionnel, à dix jours de la fin de la période de recueil des signatures qui s'achève le 17 mars, date limite pour présenter une candidature.
Le candidat de droite François Fillon (Les Républicains) compte 1.789 parrainages. Il avait été le premier à franchir le 1er mars le seuil des 500 signatures, malgré le scandale des emplois présumés fictifs qui empoisonne sa campagne.
Le candidat du mouvement En Marche! Emmanuel Macron, qui se présente hors parti, obtient à présent 1.074 parrainages.
Le socialiste Benoît Hamon a recueilli 1.039 signatures, le candidat de Debout La France Nicolas Dupont-Aignan 559 et la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud 557.
Parmi les candidats qui restent sous les 500 signatures, la présidente du Front national Marine Le Pen en détient 483, le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon 356 et celui du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou 197.
Parmi les autres candidats totalisant à ce stade le plus de parrainages figurent François Asselineau (480), Jacques Cheminade (370), Jean Lassalle (233) et Rama Yade (113).
Bien qu'il ne soit pas candidat, Alain Juppé recueille 242 parrainages.
Présidentielle : la course aux parrainages
AFP
Le maire de Bordeaux a annoncé lundi qu'il ne serait pas candidat. Il était pressé depuis plusieurs jours par son camp de se lancer dans la course, alors que les défections se sont multipliées parmi les soutiens de François Fillon depuis l'annonce de sa convocation le 15 mars devant des juges d'instruction en vue d'une probable mise en examen.
Le sénateur-maire de Troyes François Baroin, un proche de l'ex-président Nicolas Sarkozy dont le nom a également été avancé comme "plan B", a lui reçu cinq parrainages.
Au total, 37 noms figurent dans la liste publiée mardi. Une dizaine de candidats, dont la liste officielle sera publiée le 20 ou 21 mars, devraient rester en lice pour l'élection des 23 avril et 7 mai.
Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.
La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.
A quelques jours des élections municipales, Reporters sans frontières « tire la sonnette d’alarme », selon les termes de la responsable du rapport. Publié ce mercredi 11 mars, il révèle des nouvelles formes de pression subies par la presse régionale (économiques, sécuritaires et judiciaires) qui s’accroissent.
Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.