Macron : « La provocation, c’est dans ses codes », selon Bernard Accoyer
Invité de l’émission Territoires d’Infos, sur Public Sénat et les Indés Radio, Bernard Accoyer a réagi à la polémique provoquée, mercredi, par Emmanuel Macron lors d’un déplacement en Corrèze. Le chef de l’État a fait preuve « d’une grande méconnaissance de ses responsabilités » selon lui.

Macron : « La provocation, c’est dans ses codes », selon Bernard Accoyer

Invité de l’émission Territoires d’Infos, sur Public Sénat et les Indés Radio, Bernard Accoyer a réagi à la polémique provoquée, mercredi, par Emmanuel Macron lors d’un déplacement en Corrèze. Le chef de l’État a fait preuve « d’une grande méconnaissance de ses responsabilités » selon lui.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La phrase d’Emmanuel Macron a provoqué un tollé mercredi. Lors d'un déplacement à Égletons, au cours d'un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, qui évoquait les difficultés à recruter d'une entreprise de fonderie d'Ussel. Emmanuel Macron a tenu ces mots : « Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux ». Cette phrase visait des salariés et ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S, qui manifestaient au même moment.

Pour Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, il s’agit de la part de du chef de l’État, « d’une grande méconnaissance de ses responsabilités ». « Il est Président de tous les Français, quels qu’ils soient y compris ceux qui sont dans la difficulté ». Ce n’est pas la première fois depuis le début de son mandat qu’Emmanuel Macron braque une partie de l’opinion par des mots inappropriés. Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, cette phrase prononcée hier, « n’est pas si innocente que cela ». « On voit bien qu’il y a des micros à proximité, qu’il regarde plus ou moins les caméras… La transgression, la provocation c’est un peu dans ses codes » a-t-il estimé. Quant à y voir une ressemblance avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, Bernard Accoyer, assure qu’il n’a « jamais entendu Nicolas Sarkozy insulter nos compatriotes ». Même au Salon de l’agriculture ? 

 

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le