Emmanuel Macron a réuni mardi à l'Élysée les patrons des 100 plus grandes entreprises françaises pour les appeler à renforcer l'apprentissage et les embauches dans les quartiers en difficulté.
Le président s'est félicité que les 30.000 offres de stages de classe de 3e promises dans son discours sur la politique de la ville en mai étaient déjà trouvées pour être proposées aux jeunes l'an prochain.
Outre les 15.000 stages dans les services de l'État, les entreprises en offriront 15.000 autres, dont 1.500 pour BNP-Paribas, 600 pour Accor ou 1.500 pour la fédération régionale des Bâtiments publics d'Ile-de-France.
"Un pays ne peut pas réussir quand seuls quelques uns réussissent", a expliqué le chef de l'État en concluant cette réunion baptisée "La France, une chance. Les entreprises s'engagent".
Le PDG de L'Oréal Jean-Paul Agon (à gauche) aux côtés du PDG de E. Leclerc Michel-Edouard Leclerc arrivent à l'Elysée, le 17 juillet 2018
AFP
Devant le Congrès, le 9 juillet, le chef de l'État avait annoncé la tenue de cette réunion en précisant qu'il ne demanderait pas aux entreprises "de s'engager par la loi mais par des engagements actifs, immédiats, visibles, de créations d'emplois, d'embauche d'apprentis".
"L'Etat ne peut pas tout, les entreprises doivent s'engager", a agréé Patrick Pouyanné, le PDG de Total, premier groupe français. Il a ainsi cité la décision de porter à 5% des effectifs en équivalents-apprentissage, notamment en réduisant l'intérim.
Les patrons de Kering, BNP-Paribas, Accor, L'Oréal ou Pernod étaient notamment présents, ainsi que ceux de plusieurs entreprises étrangères implantées en France, dont Zara, Novartis ou Coca-Cola.
Celui de Danone, Emmanuel Faber, a insisté sur le fait qu'"une entreprise ne pouvait pas se développer sans tisser des liens d'utilité réciproque avec le territoire".
Pour l'exécutif, les entreprises doivent prendre leur part après la multiplication des réformes, dont celle du Code du Travail, de la formation professionnelle, de l’ISF ou de la loi Pacte.
L'Élysée insiste sur la nécessité de valoriser les nombreuses initiatives déjà engagées, notamment par les associations comme Article1, qui aide à s'orienter 40.000 jeunes par an, Viensvoirmontaf, "le réseau pour les jeunes sans réseau" qui "veut libérer les carnets d'adresse pour permettre aux 3e de faire le stage de leur rêve" selon Mélanie Taravant, sa co-fondatrice.
Emmanuel Macron a déclaré "tenir beaucoup" au testing, qui sera mené dans 40 des 120 plus grandes entreprises en septembre.
Des grands patrons français sont reçus à l'Elysée par Emmanuel Macron, le 17 juillet 2018
AFP
Le ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, et le secrétaire d'État Julien Denormandie doivent faire un point d'étape de la stratégie gouvernementale pour les quartiers en difficulté au conseil des ministres mercredi, près de deux mois après le discours présidentiel sur la politique de la ville. Ce dernier faisait suite à la remise du rapport de Jean-Louis Borloo, qui "a alimenté la réflexion du gouvernement" selon l'Élysée.
Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».
Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».
Face à la multiplication des feux en France, en particulier en Gironde et dans les Landes, le président de la République Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile européen hier soir. Déjà utilisé par le passé à Mayotte ou en Ukraine, ce dispositif permet « de proposer une réponse d’urgence » face aux incendies sur le sol européen.
Le ministre de l’Intérieur a fait un point de situation, ce vendredi matin, sur « le plus feu gros de la saison » qui menace dangereusement le Cap-Ferret, en Gironde. « Le feu n’est pas maitrisé et continue de progresser », alerte Laurent Nuñez. Au total, 50 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, « quasiment trois fois » plus que l’an dernier.