Macron ou Le Pen : ce qu’il se passerait au lendemain de l’élection présidentielle
Le 7 mai prochain, les Français auront un nouveau président de la République. Qu’il s’agisse d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen, tous deux ont d’ores et déjà annoncé leurs premières mesures. L’un veut simplifier le droit du travail, l’autre fermer les frontières nationales.

Macron ou Le Pen : ce qu’il se passerait au lendemain de l’élection présidentielle

Le 7 mai prochain, les Français auront un nouveau président de la République. Qu’il s’agisse d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen, tous deux ont d’ores et déjà annoncé leurs premières mesures. L’un veut simplifier le droit du travail, l’autre fermer les frontières nationales.
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Par Alice Bardo

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« La première mesure que je prendrais, c’est de rétablir les frontières nationales », proclame Marine Le Pen face à Yves Thréard, le 10 avril dernier. Invitée du Talk du Figaro.fr, elle précise que cette décision sera prise avant même qu’elle n’engage le processus de négociation avec les partenaires européens. « Nous devons être maître de notre territoire », assène t-elle.

Ces propos, elle les a réitérés huit jours plus tard lors de son passage dans l’émission « Demain, Président », sur TF1. « Rendre leurs frontières nationales aux Français » est résolument la priorité de la candidate FN.  Et, pour marquer le coup, elle avait même demandé le retrait du drapeau de l’Union européenne, qui devait initialement être placé derrière elle pendant l’interview, à côté de celui de la France.

Marine Le Pen veut réviser la Constitution par référendum

Au plan national, Marine Le Pen souhaite engager « tout de suite après les élections législatives », par référendum, une révision constitutionnelle. Parmi les mesures qu’elle souhaite intégrer dans la Constitution, « la priorité nationale », « le référendum d’initiative populaire », « l’introduction de la proportionnelle à l’Assemblée nationale » et la réduction du nombre de députés et sénateurs, ainsi que « l’autorité supérieure des lois nouvelles aux traités européens et au droit dérivé de l’Union européenne ». S’y ajoutent enfin la suppression des régions et des intercommunalités ou encore « la défense de notre patrimoine historique et culturel ».

Enfin, si elle est élue, la candidate veut « tout de suite » mettre en œuvre » un certain nombre de mesures qui ne relèvent pas de l’Union européenne ». Elle évoque dans Le Talk du Figaro.fr « la gestion de l’immigration et les baisses des charges pour les TPE/PME ».

Un moratoire sur l’immigration

Concernant l’immigration, elle a d’ailleurs annoncé lors d’un meeting au Zénith de Paris le 17 avril dernier vouloir mettre en place, dès sa prise de fonction, un moratoire sur l’immigration de « quelques semaines ». Une mesure qui ne figure pas au nombre de ses 144 engagements présidentiels et qui concernerait les visas longue durée ainsi que le regroupement familial.

S’agissant des baisses de charges pour les petites et moyennes entreprises, elle précise qu’il « s’agit de mesures de micro-économie qui vont donner tout de suite de l’oxygène à (ces entreprises) ».

Emmanuel Macron compte simplifier le droit du travail et moraliser la vie politique

La priorité d’Emmanuel Macron, président de la République, c’est la réforme du droit du travail. Objectif affiché : le « simplifier » en donnant plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, et en encadrant les décisions prud’homales.

Pour ce faire, il compte s’appuyer sur l’article 38 de la Constitution, qui permet au gouvernement de prendre lui-même, par ordonnance, des mesures qui relèvent normalement du domaine de la loi. Sur habilitation du Parlement, l’exécutif peut donc « accélérer le débat », comme l’expliquait le leader d’ « En Marche » dans Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, le 11 avril dernier.

Emmanuel Macron prévoit par ailleurs de mettre « sur la table du Conseil des ministres avant les législatives » de juin un projet de loi de moralisation de la vie politique. Un engagement à la base de son alliance avec François Bayrou et qui implique notamment l’interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseils afin d’éviter tout conflit d’intérêt, mais aussi celle d’embaucher un membre de sa famille pour les élus et ministres ou encore l’exigence d’un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection.

« Dans les six premiers mois de mon mandat, je renouvellerai ou je confirmerai la totalité des postes de responsabilité nommés en Conseil des ministres », avait confié l’ancien ministre au JDD le 9 avril dernier. Une mesure qu’il estime être indispensable pour « mettre en œuvre une politique ambitieuse ». Il ajoute : « Il faut des directeurs qui endossent la feuille de route décidée par le politique. »

« Un tour des capitales européennes »

Emmanuel Macron a eu beau affirmer le 24 novembre 2016 au Monde qu’il ne croyait pas « une seconde aux cent jours » de début de mandat, il a prévu de nombreuses mesures à mettre en œuvre rapidement après son accession à la plus haute fonction de l’Etat s’il vient à être élu. Ainsi, pendant l’été, il compte faire un « tour des capitales européennes » afin de proposer une « feuille de route à cinq ans pour doter la zone euro d’un vrai budget et pour une vraie Europe à 27 de l’environnement, de l’industrie et de la gestion des migrations ».

La lutte contre le terrorisme fait également partie de ses priorités puisqu’il « mettra en place dès l’été une cellule de coordination du renseignement, ainsi qu’une task force sur le terrorisme islamiste sous l’autorité du président ». 

Pour finir, « dès (son) entrée en fonction », il lancera un « audit des finances publiques afin de disposer à la mi-juin des résultats de la gestion en cours ». Il précise aussi qu’il n’y aura pas de loi de finance rectificative au cours de l’été : « Ni cadeau, ni augmentation d’impôts »

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