Macron pas « centriste » mais « beaucoup plus à droite » (Morin)
Le président des Centristes (ex-Nouveau Centre), Hervé Morin, juge Emmanuel Macron "beaucoup plus à droite" que son "discours en...

Macron pas « centriste » mais « beaucoup plus à droite » (Morin)

Le président des Centristes (ex-Nouveau Centre), Hervé Morin, juge Emmanuel Macron "beaucoup plus à droite" que son "discours en...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président des Centristes (ex-Nouveau Centre), Hervé Morin, juge Emmanuel Macron "beaucoup plus à droite" que son "discours en même temps à droite et à gauche", dénonçant notamment la réduction "de la dépense publique" et la "culture de l'ego" du chef de l'Etat, dans un entretien au Figaro publié samedi.

"Quand Macron construit une politique de l'offre en matière économique, il est centriste. Mais il ne l'est pas quand il ne réduit pas la dépense publique, alors que les grandes figures du centrisme, comme Raymond Barre, étaient exigeantes dans ce domaine", selon cet ancien ministre de la Défense sous Nicolas Sarkozy.

"Si Macron est central par son discours, le situant en même temps à droite et à gauche, il est, en vérité, beaucoup plus à droite", a-t-il assuré, regrettant le "jacobinisme", le "bonapartisme" et "une culture de l'ego qui n'ont jamais atteint un tel niveau" au sommet de l'Etat. "Tous les politiques s'aiment mais lui, il s'adore".

Également dans le viseur du président des Régions de France, la "concentration des pouvoirs" opérée selon lui par le chef de l'Etat et "totalement contraire au discours qu'il tenait, avant son élection, sur l'autonomie et la responsabilité, sur la capacité des communautés à être facteurs d'innovation".

"Emmanuel Macron s'inscrit au contraire dans un mécanisme d'effacement des corps intermédiaires", a-t-il dénoncé.

Quant au soutien du président du MoDem et ancien ministre de la Justice François Bayrou à Emmanuel Macron, Hervé Morin l'attribue "sans doute à la libération de l'économie" et au "positionnement européen du président".

Mais "le président du MoDem doit être malheureux face au piétinement de la démocratie locale, à la fascination du chef de l'État pour l'argent et pour l'Américain pseudo-fascisant Donald Trump", glisse-t-il, et "il ne doit pas être très à l'aise en constatant le déséquilibre actuel entre la politique économique menée et le champ social".

Pour le président des Centristes, il existe "un espace" en France pour une droite modérée, avec des personnalités comme "Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin, Xavier Bertrand (et) Dominique Bussereau".

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron pas « centriste » mais « beaucoup plus à droite » (Morin)
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le