Macron sur sa fin de discours hurlée: « Je donne tout ce que j’ai »
"Je ne triche jamais, je donne tout ce que j'ai": l'ex-ministre Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, est revenu...

Macron sur sa fin de discours hurlée: « Je donne tout ce que j’ai »

"Je ne triche jamais, je donne tout ce que j'ai": l'ex-ministre Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, est revenu...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Je ne triche jamais, je donne tout ce que j'ai": l'ex-ministre Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, est revenu vendredi sur sa fin de discours hurlée lors d'un meeting le week-end dernier à Paris, expliquant ne pas l'avoir préméditée.

"Sorti de son contexte, pour certains, cela peut sembler amusant et les détournements que j’ai pu voir m’ont bien fait rire. D'autres peuvent se dire: +Il est totalement exalté ce garçon+", commente l'ancien locataire de Bercy dans un entretien à l'hebdomadaire catholique La Vie.

Alors que le magazine l'interroge sur son attitude "christique", Emmanuel Macron répond: "Je n'ai pas prémédité ce geste mais l'ai vécu avec sincérité. Il y a des moments de ferveur dans la vie politique et de l'engagement qu’il faut vivre pleinement. Je ne triche jamais, je donne tout ce que j’ai."

Dans cet interview, M. Macron s'en prend aussi entre les lignes à son rival, Manuel Valls, en affirmant ne pas croire à "la République érigée en croyance religieuse".

"Chaque individu est libre de croire de manière très intense. Je ne demande à personne d’être discret dans sa pratique religieuse, ou modéré dans ses convictions intimes", explique l'ancien ministre. Un écho aux propos tenus en août par Manuel Valls, alors Premier ministre, qui avait souhaité que l'islam "comme les autres religions l’ont fait, accepte la discrétion dans la manifestation des convictions religieuses".

Expliquant avoir été baptisé à 12 ans à son entrée dans une école jésuite d'Amiens, alors que sa famille était "de tradition plus laïque", M. Macron salue les "décisions courageuses" prises par le pape François, "en particulier sur les migrants".

Mais "contrairement à d’autres, je ne chercherai ni à récupérer ni à revendiquer une proximité ou une filiation avec le pape", dit-il en visant François Fillon ou Alain Juppé.

M. Macron livre également une lecture religieuse des tiraillements des pays européens sur la question de la dette et des réformes.

Selon lui, "nous renouons actuellement avec la guerre des religions qui oppose l’Europe catholique et l’Europe calviniste et qui historiquement a toujours conduit l’Europe à sa perte".

"Les pays de culture calviniste reprochent à certains États de ne pas avoir fait les réformes. Ils disent: +Ils ont failli, il faut qu’ils paient jusqu’au bout. On ne reviendra à aucune politique de solidarité+."

Tandis que pour "les pays de culture catholique, dont la France fait partie", "il faut revenir à de meilleurs sentiments". "Cela fait quatre ans qu’on s'use dans cette guerre de religion et de culture", selon M. Macron.

Partager cet article

Dans la même thématique

Aspartame demande d interdiction par la Ligue contre le cancer Foodwatch et Yuka
5min

Politique

Consigne pour recyclage des bouteilles plastiques : le Sénat se félicite de l'abandon du projet par le gouvernement

Vendredi, le gouvernement a, finalement, décidé de ne pas imposer la consigne pour le recyclage des bouteilles en plastique. Une décision qui « répond aux inquiétudes légitimes exprimées de manière constante par le Sénat et les collectivités territoriales », a réagi, dans un communiqué, la commission de l'aménagement du territoire de la chambre haute.

Le

Stephanie RIST, premier vaccination grippe
6min

Politique

Santé : un rapport de la Cour des comptes pointe un manque de connaissance de la situation vaccinale des Français

Lors d'une conférence de presse organisée à l'hôpital Necker à Paris, la première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a présenté un rapport sur la politique de vaccination en France depuis 2018. Elle recommande une plus grande mobilisation de l'ensemble des professionnels de santé et le déploiement d'un carnet numérique vaccinal complet.

Le