Macron: un programme d’équilibriste selon la presse
Le programme du leader d'En Marche! n'est "ni de droite, ni de gauche" pour la presse, qui regarde vendredi Emmanuel Macron comme un ...

Macron: un programme d’équilibriste selon la presse

Le programme du leader d'En Marche! n'est "ni de droite, ni de gauche" pour la presse, qui regarde vendredi Emmanuel Macron comme un ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le programme du leader d'En Marche! n'est "ni de droite, ni de gauche" pour la presse, qui regarde vendredi Emmanuel Macron comme un "équilibriste".

Le Figaro voit bien Emmanuel Macron en marche... mais "à tout petits pas", et son programme est pour François-Xavier Bourmaud "une sorte de boisson multifruits et multivitaminée dont il est difficile d’identifier à la première gorgée l’ensemble des composants". Guillaume Tabard trouve dans son éditorial qu'"il y en a pour tout le monde dans ce projet attrape-tout fait pour séduire le plus grand nombre et ne fâcher personne".

Favori des sondages, l'ancien ministre de l'Economie de François Hollande a présenté son programme jeudi au pavillon Gabriel, à un jet de pierre de l'Elysée.

Libération annonce un "programme d'équilibriste" qui ne serait "ni de droite, ni de gauche, bien au contraire". Laurent Joffrin juge que "les libéraux priseront la première partie, les sociaux-démocrates la seconde," et y discerne "une synthèse plus qu’un cocktail".

De son côté, Cécile Cornudet des Echos trouve que l'"angle +citoyen+ lui permet de contourner les habituels totems de la droite et de la gauche pour rester inclassable", alors que L'Humanité dénonce "un capitalisme de la séduction".

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron lors de la présentation de son programme le 2 mars 2017 à Paris
AFP

Nicolas Beytout s'interroge à la Une de L'Opinion: "Est-il le fils de François Hollande, le petit-fils de Jacques Chirac ?", et avertit que "l’un et l’autre, sous prétexte de ne pas brusquer la France, ont échoué dans leur mission".

"Ni à gauche ni à droite, mais continûment de l’un à l’autre", assure Didier Rose (Les Dernières Nouvelles d'Alsace) qui note que "le candidat du cap flou est devenu l’as de la godille".

Dans La Voix du Nord, Hervé Favre fait chorus et titre "Entre droite et gauche", alors que Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées) estime que "son pragmatisme le conduit à grappiller partout".

- 'Troisième voie à la française' -

"Une sorte de programme qui est de droite et de gauche, une troisième voie à la française qui n'est pas sans rappeler les expériences scandinaves", commente Bernard Stéphan (La Montagne/ Centre France).

Michel Urvoy affirme dans Ouest-France que "le prétendu non-programme d’Emmanuel Macron" est "le plus abouti", mais souligne également qu'"il marie les contraires".

"Son positionnement central qui, pour garder l’équilibre, l’oblige à tendre une main à droite et l’autre à gauche, fait que pour conserver l’équilibre, il doit sans cesse s’assurer qu’on ne le tire pas trop dans un sens ni dans l’autre", analyse Hervé Chabaud dans L'Union.

Pour Jean-Claude Souléry de La Dépêche du Midi, "il lui faut désormais convaincre ceux qui l’observent avec intérêt" en s'interrogeant: "Ni gauche ni droite, est-ce vraiment bien raisonnable?"

"À vrai dire, le projet d’Emmanuel Macron est à l’image de son auteur: un objet politique encore mal identifié", prévient Bruno Dive dans Sud-Ouest.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron: un programme d’équilibriste selon la presse
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Macron: un programme d’équilibriste selon la presse
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le