Macron veut revoir Sentinelle et crée une commission sur le service national
Le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi que l'opération Sentinelle allait être revue "en profondeur" et réaffirmé son...

Macron veut revoir Sentinelle et crée une commission sur le service national

Le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi que l'opération Sentinelle allait être revue "en profondeur" et réaffirmé son...
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Le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi que l'opération Sentinelle allait être revue "en profondeur" et réaffirmé son engagement d'instaurer un service national.

"Nous proposerons à l'automne une nouvelle doctrine d'intervention qui permettra de revenir en profondeur sur l'organisaion de Sentinelle afin d'avoir une plus grande efficacité opérationnelle et de prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace", a-t-il déclaré devant la communauté militaire.

Sentinelle mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de 2015, un effort conséquent pour des armées déjà très engagées sur les théâtres d'opérations extérieurs.

Les soldats qui étaient à l'origine postés à l'entrée de sites sensibles opèrent beaucoup plus désormais en patrouilles, un mode opératoire jugé plus efficace par l'armée et qui les rend moins repérables et vulnérables.

Cet emploi massif de soldats sur le territoire national fait toutefois débat, certains politiques - surtout à droite - et militaires s'interrogeant sur son efficacité par rapport à l'effort demandé aux armées.

Sur Sentinelle comme sur les autres théâtres d'opérations, "nous devons mieux anticiper et toujours nous ajuster", a souligné Emmanuel Macron en traçant la feuille de route des armées à la veille du traditionnel défilé du 14 juillet.

Le chef de l'Etat a par ailleurs annoncé la prochaine mise en place d'une commission chargée de travailler sur un service national universel, une de ses promesses phare de campagne, tout en restant très vague sur son contour.

"Mettre en place un service national universel est une voie qui permet de sortir de l'individualisme au profit d'un engagement collectif. C'est là ausi le fondament d'une société stable et équilibrée", a-t-il dit.

"Aussi je désignerai prochainement une commission chargée de me faire ds propositions avec cet objectif : non pas remplacer des dispositifs qui aujourd'hui fonctionnent mais redonner un sens à ce service national universel dans un cadre que nous aurons à définir", a-t-il ajouté.

Le président n'a pas esquissé de calendrier pour sa mise en place alors que durant la campagne, il avait anticipé un projet de loi pour la fin 2017.

La faisabilité d'un tel projet est mise en doute en raison de son coût, qu'il avait lui-même estimé entre deux et trois milliards d’euros par an en mars, et des moyens des armées qui ne sont plus adaptés pour accueillir 600.000 jeunes par an.

Certains prônent plutôt un renforcement du service civique, qui permet à des jeunes de 16 à 25 ans d'effectuer des travaux d'intérêt général ou humanitaire, en France ou à l'étranger.

L'éventuelle instauration du service national ne doit pas +tuer dans l'oeuf+ la remontée en puissance des moyens des armées", ont mis en garde les sénateurs LR Jean-Pierre Raffarin et socialiste Daniel Reiner en juin.

Le chef de l'Etat a par ailleurs plaidé, comme son prédécesseur François Hollande, pour un renforcement de la réserve, transformée en Garde nationale.

"Il faut continuer à consolider ce système, mieux reconnaître dans la société cet engagement et le faciliter", a-t-il dit, sans plus de précisions.

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