Macron/favoritisme: Jacob attend que le PNF se saisisse
Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a souhaité mercredi "que le PNF (parquet national financier) se saisisse...

Macron/favoritisme: Jacob attend que le PNF se saisisse

Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a souhaité mercredi "que le PNF (parquet national financier) se saisisse...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a souhaité mercredi "que le PNF (parquet national financier) se saisisse rapidement" du dossier d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en 2016, objet de soupçons de favoritisme.

Interrogé par franceinfo sur l'affaire du prêt non déclaré de 50.000 euros accordé par l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière à François Fillon, M. Jacob a renvoyé au cas du candidat d'En Marche! à la présidentielle.

Le Canard Enchaîné affirme que l’Inspection générale des finances soupçonne un délit de favoritisme concernant l'organisation d'une soirée à Las Vegas en 2016, où Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, avait rencontré des entrepreneurs français. L'opération, d'un coût de quelque 380.000 euros, avait été confiée au géant Havas sans appel d'offres.

"J'aimerais bien que le PNF se saisisse rapidement. Ca va être intéressant de voir si Mme Houlette (procureur financier, ndlr) se précipite pour se saisir de cette affaire ou pas", a déclaré M. Jacob, dont le candidat fait lui-même l'objet d'investigations initiées par le PNF dans le cadre du "Penelopegate".

Au sujet des nouvelles révélations également dans le Canard Enchaîné de mercredi sur ce prêt de 50.000 euros à François Fillon, le président du groupe LR à l'Assemblée a souligné que "ça n'est pas les enquêteurs qui le découvrent, c'est François Fillon lui-même qui le (leur a) dit". Et le prêt a été remboursé donc "c'est clos", selon lui.

Une somme en remerciement pour la grand'croix de la Légion d'honneur, remise à M. Ladreit de Lacharrière en 2011? "La ficelle est un peu grosse", aux yeux de M. Jacob.

"On pourrait attacher autant d'importance au prêt de 500.000 euros de M. Macron", a-t-il encore taclé, en référence à un prêt personnel en 2007 de la part de l'homme d'affaires Henry Hermand, qui était son mentor en politique.

Et le député de Seine-et-Marne d'ironiser: "Est-ce que pour l'assassinat de Henri IV vous êtes bien sûrs que c'est Ravaillac? Fillon n'y était pas pour quelque chose?"

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron/favoritisme: Jacob attend que le PNF se saisisse
7min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat adopte sa propre version quitte à perturber « l’agenda » de l’exécutif

Mardi soir le Sénat a adopté la proposition de loi soutenue par le gouvernement et visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Néanmoins la Haute assemblée est revenue sur le principe d’une interdiction générale prévue dans la version initiale, pointant son risque d’inconstitutionnalité. Une bataille d’arguments juridiques a marqué la séance. De quoi retarder un engagement pris par le chef de l’Etat.

Le

Illustration Echarpe de Maire tricolore
5min

Politique

Violence envers les élus : « Avec la polarisation de la vie politique, le rapport à la violence a beaucoup évolué » 

Les élections municipales et l’installation des nouveaux maires ont été émaillées par des épisodes de violences : huées à Creil et Mantes-la-Jolie, saccage de la mairie de Fresnes, propos racistes à l’encontre du maire de Saint-Denis. Des faits qui interrogent sur la violence en politique. Un phénomène ardu à caractériser et à étudier, de par son caractère à la fois objectif et subjectif, pour le sociologue Olivier Wieviorka.

Le

Macron/favoritisme: Jacob attend que le PNF se saisisse
6min

Politique

« Education intégrale », non-mixité : Edward Whalley, bras droit de Pierre-Édouard Stérin, défend le modèle éducatif de l’Académie Saint-Louis

Auditionné par la commission d’enquête sur le financement privé de la vie démocratique, Edward Whalley a défendu l’action éducative des fondations de Pierre-Édouard Stérin. Le directeur du Fonds du Bien Commun devrait à nouveau être auditionné par la commission sur les autres activités financées par le fonds.

Le