Mailly (FO) à Mélenchon: la rue a « amené » le nazisme, elle ne l’a pas abattu
Jean-Claude Mailly a jugé "choquants" dimanche les propos tenus la veille par Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire général de FO...

Mailly (FO) à Mélenchon: la rue a « amené » le nazisme, elle ne l’a pas abattu

Jean-Claude Mailly a jugé "choquants" dimanche les propos tenus la veille par Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire général de FO...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Claude Mailly a jugé "choquants" dimanche les propos tenus la veille par Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire général de FO estimant que la rue n'a pas "abattu" le régime nazi, et l'a même "amené d'une certaine manière".

"Le régime nazi, c'est pas la rue qui l'a abattu, ce sont les alliés, ce sont les Américains, ce sont les Russes à une époque, etc (...) Si on connait un peu son histoire, c'est même la rue qui a amené le nazisme d'une certaine manière, donc il faut faire attention à ce que l'on dit", a déclaré M. Mailly lors de l'émission Le Grand Jury de RTL/Le Figaro/LCI.

Lors de la manifestation de La France insoumise contre la réforme du Code du travail, samedi à Paris, Jean-Luc Mélenchon avait répliqué à Emmanuel Macron, pour qui "la démocratie, ce n'est pas la rue", en affirmant que "c'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE...".

Soulignant ses "divergences de fond" avec le chef de file de la France Insoumise, M. Mailly a décrit son mouvement comme "un peu un OPNI, un objet politique non identifié. On n'arrive pas bien à situer ce mouvement, qui est à la fois politique et qui veut être syndical d'une certaine manière".

M. Mélenchon avait souhaité samedi "une action forte et dense" avec les organisations syndicales, disant être prêt à se "ranger derrière elles" pour "déferler à un million sur les Champs-Élysées".

"On ne défile jamais derrière un parti politique, même avec", a répondu M. Mailly. "Force Ouvrière est un syndicat indépendant des partis politiques quels qu'ils soient".

"Nos statuts confédéraux prévoient qu'on peut passer des alliances à un moment donné, si la démocratie est menacée. On n'en est pas là quand même", a ajouté le numéro un de Force Ouvrière, qui n'a pas participé aux journées d'action organisées par la CGT contre les ordonnances réformant le Code du travail.

M. Mailly a rappelé que FO manifesterait en revanche avec les retraités le 28 septembre contre la hausse de la CSG, et avec les fonctionnaires le 10 octobre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Mailly (FO) à Mélenchon: la rue a « amené » le nazisme, elle ne l’a pas abattu
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le