Maintien des municipales : Gérard Larcher  veut « clore une polémique qui n’est pas digne de la gravité de la situation »
Dans un communiqué, Gérard Larcher  veut clore une polémique « qui n’est pas digne de la gravité de la situation ». Depuis jeudi, le président du Sénat, il lui est reproché d’avoir fait pression sur Emmanuel Macron pour maintenir les élections municipales malgré la pandémie de coronavirus. « Si ce passage au stade 3 avait été décidé, ma position aurait été différente » explique-t-il. ​

Maintien des municipales : Gérard Larcher veut « clore une polémique qui n’est pas digne de la gravité de la situation »

Dans un communiqué, Gérard Larcher  veut clore une polémique « qui n’est pas digne de la gravité de la situation ». Depuis jeudi, le président du Sénat, il lui est reproché d’avoir fait pression sur Emmanuel Macron pour maintenir les élections municipales malgré la pandémie de coronavirus. « Si ce passage au stade 3 avait été décidé, ma position aurait été différente » explique-t-il. ​
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« Ce soir, je pense aux personnels soignants, qui assurent avec courage leur mission. Je pense aux malades hospitalisés, je pense à ceux qui sont confinés et inquiets pour leur santé », commence Gérard Larcher, président du Sénat, qui n’avait pas communiqué publiquement depuis le maintien du premier tour des élections municipales par Emmanuel Macron jeudi 12 mars. « Ce soir, je veux également clore une polémique qui n’est pas digne de la gravité de la situation », poursuit l’édile.

Car depuis trois jours, Gérard Larcher est accusé par de nombreuses personnalités politiques d’avoir poussé au maintien du scrutin ce dimanche, malgré la pandémie de coronavirus qui se propage en France. « Si vous reportez les élections municipales, alors je dirai publiquement que je suis totalement opposé à ce report », aurait expliqué avec fermeté le président du Sénat à Emmanuel Macron, rapporte Le Figaro.

« Le report des élections ne me semblait, jeudi après-midi, pas justifié »

« Jeudi, le président de la République évoque le report des élections municipales que le Premier Ministre n’avait pas envisagé le matin devant les responsables politiques du pays », raconte Gérard Larcher. « Le passage au stade 3 n’est alors pas d’actualité. Aucune mesure de fermeture des lieux publics, de restriction à la liberté de circulation ou de confinement, à l’exception des EHPAD, n’est évoquée », poursuit le président du Sénat.

En effet, les mesures de fermeture des lieux publics n’ont été annoncées que samedi soir par Édouard Philippe. « Dans ce contexte, le report des élections ne me semblait, jeudi après-midi, pas justifié, d’autant que le gouvernement s’appuyait sur l’avis du Conseil scientifique qui ne préconisait pas ce report, à condition que des règles strictes de sécurité soient respectées », explique Gérard Larcher.

« Ce soir, nous devons être rassemblés. La France doit être forte »

« Si ce passage au stade 3 avait été décidé, ma position aurait été différente », affirme le deuxième personnage de l’État. « Samedi soir, la situation change […] Ce soir, nous devons être rassemblés et solidaires devant cette pandémie qu’il nous faut combattre de toutes nos forces. La France doit être unie, les Français déterminés à agir avec courage et responsabilité. La priorité absolue, avant toute autre considération, est la santé de nos concitoyens ».

« Le Premier Ministre sait qu’il pourra compter sur le Sénat à chaque fois que ce sera nécessaire pour les décisions urgentes dont le pays a besoin. Je compte sur les Français pour respecter les mesures prises », conclut Gérard Larcher.

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