Malaise des forces de l’ordre : Gérald Darmanin attaque Bruno Retailleau
Au détour d’une question sur le malaise des forces de l’ordre, les questions d’actualité au gouvernement du Sénat ont donné lieu à un échange acerbe entre Gérald Darmanin et Bruno Retailleau. Le ministre de l’intérieur a, par ailleurs, indiqué qu’il ferait des annonces vendredi après avoir reçu les syndicats de forces de l’ordre.

Malaise des forces de l’ordre : Gérald Darmanin attaque Bruno Retailleau

Au détour d’une question sur le malaise des forces de l’ordre, les questions d’actualité au gouvernement du Sénat ont donné lieu à un échange acerbe entre Gérald Darmanin et Bruno Retailleau. Le ministre de l’intérieur a, par ailleurs, indiqué qu’il ferait des annonces vendredi après avoir reçu les syndicats de forces de l’ordre.
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« Je suis très honoré d’être le ministre de l’Intérieur d’un président de la République qui a créé 10 000 postes dans la police nationale et la gendarmerie et quand on aime la police et la gendarmerie, on peut aussi avouer des erreurs. Comme disait Monsieur Retailleau à Monsieur Véran, un peu d’autocritique de la part de la droite classique (vous) permettrait sans doute de (vous) améliorer, la prochaine fois que vous arriverez aux responsabilités ». Le ministre de l’intérieur a été plus qu’offensif en commençant sa réponse à une question du sénateur LR Michel Savin qui l’interrogeait sur les 132 policiers grenoblois, qui entendent protester contre le « lâchage présidentiel de la police ».

Des premiers mots qui ont évidemment entraîné un brouhaha à la droite de l’hémicycle. Mais pas de quoi arrêter Gérald Darmanin pour autant. « M. Retailleau, quand on joue au tennis, acceptez qu’on vous renvoie la balle. Ne vous énervez pas, je sais que, sans doute, le bureau politique (de LR), c’est mal passé mais quand même ». Une référence à la proposition de primaire ouverte du président du groupe LR du Sénat, fraîchement accueillie par le bureau politique de son parti, mercredi.

Cette dernière remarque a eu le don d’agacer le président du Sénat, Gérard Larcher. M. le ministre, répondez à la question qui vous est posée » l’a-t-il tancé.

Gérald Darmanin s’est finalement exécuté en annonçant qu’il recevrait vendredi « l’intégralité des syndicats de police ». « Et j’aurais l’occasion de faire des annonces, autorisées par le Premier ministre et le président de la République ».

Le ministre a également glissé une petite allusion à la loi « Sécurité globale ». « Le Parlement, je l’espère, donnera aussi les moyens législatifs pour permettre à la police de la République de travailler ».

Au sujet des deux policiers roués de coups dimanche par une quinzaine d’individus lors d’une intervention sur un rodéo de voitures dans un quartier sensible de Marly, près de Valenciennes, Gérald Darmanin a indiqué qu’il les décorerait la semaine prochaine, lors d’un déplacement dans le département du Nord.

 

 

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