Manifestation du 5 mai: la participation des syndicats, « condition » de réussite pour Pierre Laurent (PCF)
Le secrétaire général du PCF Pierre Laurent a estimé mercredi que "la condition" de la réussite de la manifestation nationale du...

Manifestation du 5 mai: la participation des syndicats, « condition » de réussite pour Pierre Laurent (PCF)

Le secrétaire général du PCF Pierre Laurent a estimé mercredi que "la condition" de la réussite de la manifestation nationale du...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire général du PCF Pierre Laurent a estimé mercredi que "la condition" de la réussite de la manifestation nationale du 5 mai contre la politique menée par Emmanuel Macron était la participation des syndicats.

Le PCF n'a "pas encore décidé" s'il participera à cet appel à manifester lancé par le député de La France insoumise (LFI) François Ruffin, a précisé M. Laurent sur franceinfo, notant qu'il y avait aussi sur la table les dates du 19 avril, nouvelle journée de grève interprofessionnelle, et du 1er Mai.

"La condition pour réussir une mobilisation nationale, c'est que tout le monde soit d'accord, toutes les organisations politiques, syndicales. Ce n'est pas encore le cas, nous avons des discussions autour de ça", a-t-il indiqué.

Les organisations syndicales doivent être "parties prenantes, voire organisatrices de cette journée. Pour le moment elles ne le sont pas car il y a un calendrier syndical", a-t-il ajouté. "Donc il faut poursuivre la discussion avec tout le monde et respecter ceux qui sont engagés dans le mouvement de grèves, et soutenir l'extension de ces mouvements de grèves".

A propos de la manifestation prévue le 14 avril à Marseille, Pierre Laurent a ironisé sur l'invitation lancée au PCF notamment par Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France Insoumise: "C'est gentil de la part de Jean-Luc Mélenchon mais nous sommes organisateurs de la manifestation du 14 avril (qui) est une manifestation départementale dans les Bouches-du-Rhône organisée par 18 organisations dont le parti communiste", a-t-il noté.

Jean-Luc Mélenchon a écrit à Pierre Laurent, Benoît Hamon (Générations) et Olivier Besancenot (NPA) pour leur demander de participer à cette journée dans "une démonstration de force et d'unité" contre la politique d'Emmanuel Macron.

Pierre Laurent a indiqué qu'il n'y participerait pas car il sera ce jour-là aux obsèques du maire de Champigny-sur-Marne, Dominique Adenot, mais a souhaité "pleine réussite" à cette journée, se félicitant que "ces temps-ci La France insoumise, les communistes, Benoît Hamon, Olivier Besancenot sont plutôt dans un courant qui pousse dans le sens de l'unité".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le