Manifestations: Macron veut « éradiquer progressivement la grande violence »
Emmanuel Macron a déclaré lundi sur France 2 vouloir "éradiquer progressivement la grande violence" qu'il dit avoir constaté dans...

Manifestations: Macron veut « éradiquer progressivement la grande violence »

Emmanuel Macron a déclaré lundi sur France 2 vouloir "éradiquer progressivement la grande violence" qu'il dit avoir constaté dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a déclaré lundi sur France 2 vouloir "éradiquer progressivement la grande violence" qu'il dit avoir constaté dans les manifestations de "gilets jaunes", tout en voulant "changer la manière d'assurer la sécurité" pour "réduire le nombre de blessés".

Interrogé lors du journal télévisé sur les violences survenues lors de plusieurs samedis de manifestation des "gilets jaunes", le président de la République a regretté "des scènes d'une violence extrême à l'égard des forces de l'ordre, des journalistes, des commerçants, de symboles de notre pays comme l'Arc de Triomphe".

"Ce que demandent nos citoyens c'est qu'il n'y ait pas de désordre. La violence de certains manifestants, des +blacks blocks+, a travesti ce qu'était ce mouvement" des "gilets jaunes", a-t-il dénoncé, rapportant en avoir été "profondément heurté".

"Je souhaite qu'on ait une réflexion collective et un travail pour qu'on éradique progressivement la grande violence, c'est-à-dire qu'il faut qu'on puisse, avec ceux qu'on appelle les +blacks blocks+ - qui souvent étaient la cause de tout ça, qui s'infiltrent et provoquent -, qu'on arrive à une solution durable", a indiqué M. Macron.

Louant le "travail remarquable des forces de l'ordre", il a néanmoins concédé qu'il y avait pu avoir des "erreurs avec des gens qui n'étaient pas" violents. Par conséquent, il faut aussi "qu'on regarde comment changer la manière d'assurer la sécurité pour réduire très fortement le nombre de blessés", a expliqué le chef de l'Etat.

En juin, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a lancé une réflexion devenue "nécessaire" sur le maintien de l'ordre, demandant à une quinzaine d'experts des idées "audacieuses" mais en continuant de contester l'existence de "violences policières".

Selon les "gilets jaunes" qui ont organisé une "marche des mutilés" début juin, 23 personnes ont été éborgnées depuis le début du mouvement le 17 novembre, cinq ont perdu la main, un a été amputé d'un testicule, un a perdu l'odorat et une "dizaine" de manifestants ont eu d'autres blessures graves (à la mâchoire, au pied...).

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur à la mi-mai, 2.448 blessés ont été recensés côté manifestants et 1.797 parmi les forces de l'ordre, sans plus de précisions sur la gravité des blessures.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le