Manon Aubry (LFI): « Nous aurions participé à ce débat si les questions n’étaient pas données d’avance »
Manon Aubry, la tête de liste LFI aux élections européennes, a justifié lundi le refus de sa formation de participer au grand...

Manon Aubry (LFI): « Nous aurions participé à ce débat si les questions n’étaient pas données d’avance »

Manon Aubry, la tête de liste LFI aux élections européennes, a justifié lundi le refus de sa formation de participer au grand...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Manon Aubry, la tête de liste LFI aux élections européennes, a justifié lundi le refus de sa formation de participer au grand débat voulu par Emmanuel Macron en déplorant "les questions données d'avance".

"Nous sommes ouverts au débat, nous aurions participé à ce débat si les questions n'étaient pas données d'avance, ce que je déplore aujourd'hui, ce que regrette une grande partie de l'opposition d'ailleurs, pas seulement la France insoumise", a commenté Mme Aubry sur BFMTV, au lendemain de la publication de la lettre aux Français du président de la République.

Selon cette spécialiste de la question de l'évasion fiscale, qui dénonce des "mots tabous" dans cette lettre, "il n'y a pas de questions interdites sauf les questions qui fâchent (...) l'impôt de solidarité sur la fortune, la question du partage des richesses".

"J'ai le sentiment à la lecture de cette lettre que c'est comme si le gouvernement pendant les dix dernières semaines avait vécu une autre période que nous et les préoccupations qui sont au cœur du mouvement, au cœur des revendications sociales, n'apparaissent pas", a-t-elle critiqué.

"La France insoumise est ouverte au débat et on est tellement ouvert au débat qu'on est prêt à avoir ce débat devant les urnes. Si le gouvernement veut légitimer son action, le meilleur moyen de le faire, c'est de retourner devant les urnes", a-t-elle estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le